Hérault : coopération cliniques-hôpitaux pour désengorger les urgences de Béziers
Hérault : coopération cliniques-hôpitaux pour désengorger les urgences

Une nouvelle convention de coopération territoriale, signée le 10 juillet à la préfecture de l'Hérault, réunit les 13 services d'urgence du département, l'Agence régionale de santé (ARS) et la préfecture. L'objectif est de désengorger les hôpitaux, en particulier celui de Béziers, dont les urgences sont saturées.

Une sectorisation pour mieux orienter les patients

Le projet instaure une sectorisation de la prise en charge lors de la régulation par le Samu, au moment des appels au 15. "Cette convention vise à améliorer l'orientation des patients vers la structure la plus adaptée à leur état de santé, favoriser une répartition territoriale équilibrée des flux de patients ou encore réduire les délais d'accès à une prise en charge médicale adaptée", précise le texte.

Selon le docteur Olivier Vuillot, chef du service des urgences de Béziers, "60 % des patients de l'Ouest-Hérault sont venus aux urgences de Béziers en 2025. Pour les patients sur brancard, amenés par les ambulances et les pompiers, cela représente 90 % de tous les patients de l'Ouest du département."

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Des situations problématiques évitées

Le Dr Vuillot espère que cette coopération avec les cliniques privées réduira ce taux. Concrètement, un patient habitant Lamalou-les-Bains ne sera plus systématiquement envoyé à Béziers s'il peut être soigné à la Polyclinique des Trois Vallées, à Bédarieux. "Selon les blessures dont souffre le patient, le médecin régulateur pourra l'envoyer sur le lieu de prise en charge le plus proche", explique-t-il. "Cela ne veut pas dire qu'on se défausse de notre travail, bien au contraire. Mais nous fonctionnons à flux tendu et cela fait partie des solutions que l'on a pensées pour mieux répartir l'afflux des patients."

Les patients suivis spécifiquement par l'hôpital de Béziers, ainsi que ceux souffrant de blessures traumatiques graves, d'infarctus, d'AVC ou de fractures ouvertes, continueront d'être dirigés vers le CH. Pour les cas moins graves, la convention établit une découpe de l'Ouest-Hérault en quatre secteurs.

Un an de travail pour un résultat positif

Carole Gleyzes, directrice de l'hôpital de Béziers, souligne : "Cela a demandé beaucoup de travail, près d'un an, mais a débouché sur quelque chose de très positif. Les cliniques ont engagé avec nous un travail très constructif. Tous ont compris l'importance de mettre en place cette sectorisation. On ne peut pas s'en passer car nous avons augmenté de 20 %, en deux ans, la fréquentation des urgences, avec les mêmes locaux et le même personnel."

Cette nouvelle organisation devrait permettre de réduire les délais d'attente et d'améliorer la qualité des soins dans le département.

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