La Française contaminée par l'hantavirus, une croisiériste de plus de 65 ans rapatriée dimanche avec quatre autres passagers du MV Hondius, se trouve en réanimation à l'hôpital Bichat à Paris dans un état grave, a annoncé mardi la ministre de la Santé Stéphanie Rist lors d'une conférence de presse.
L'infectiologue Xavier Lescure a précisé que la patiente présente la forme la plus sévère de la présentation cardiopulmonaire. Pour assurer une oxygénation artificielle, elle est placée sous poumon artificiel, une dérivation du sang qui permet, espère-t-on, de passer le cap pendant que le poumon agressé par le virus et les lésions de la paroi vasculaire se rétablissent.
Pas de circulation du virus en France
La ministre de la Santé a réuni mardi plusieurs infectiologues, virologues et épidémiologistes pour faire le point sur le foyer d'hantavirus détecté chez des croisiéristes du MV Hondius. Elle a rappelé que les cas positifs dans le monde sont exclusivement des croisiéristes pour l'instant et qu'il n'y a pas d'élément en faveur d'une circulation du virus sur le territoire national.
Les quatre autres passagers français du bateau, rapatriés dimanche, vont bien et sont soumis à une surveillance médicale étroite à l'hôpital. Quant aux 22 autres cas contacts identifiés, ils sont hospitalisés ou en cours d'hospitalisation.
Emmanuel Macron rassure
Depuis Nairobi au Kenya, Emmanuel Macron a estimé mardi que la situation était sous contrôle en France. Il a déclaré que le gouvernement a sans doute un des protocoles les plus exigeants, comme l'Espagne et quelques autres, ce qui est une bonne chose car nous avons l'expérience du passé, faisant allusion à la pandémie de Covid-19.
Alors que cinq passagers du MV Hondius ont été rapatriés en France dimanche, les autorités tentent depuis le début de la semaine de calmer les inquiétudes des Français traumatisés par le souvenir du coronavirus. L'OMS se veut aussi rassurante devant le faible niveau de risque épidémique, l'hantavirus étant moins contagieux que le Covid-19.



