Une passagère française hospitalisée en soins intensifs
Les autorités françaises ont mis en place un protocole sanitaire renforcé après la détection d'un premier cas d'hantavirus en France. Une passagère française, rapatriée du navire MV Hondius où plusieurs cas d'hantavirus Andes ont été détectés, est actuellement hospitalisée en soins intensifs à l'hôpital Bichat - Claude-Bernard à Paris.
Que sait-on de la passagère contaminée ?
Cette femme fait partie des cinq croisiéristes français rapatriés dimanche du navire MV Hondius. Selon la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, son état de santé s'est dégradé dans la nuit après l'apparition de symptômes pendant le vol retour vers la France. Les tests réalisés à Paris sont revenus positifs, faisant d'elle le premier cas confirmé dans l'Hexagone.
Comment va-t-elle ?
D'après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), la passagère est actuellement en soins intensifs. La ministre est restée prudente sur son pronostic vital, tout en rappelant que certaines formes graves de la maladie peuvent engager la vie des patients.
Pourquoi les autorités surveillent-elles ce virus d'aussi près ?
La souche identifiée sur le bateau est l'hantavirus Andes, une variante rare capable de se transmettre d'humain à humain, contrairement à la plupart des hantavirus. La maladie peut provoquer un syndrome respiratoire aigu sévère et afficher un taux de létalité supérieur à 40 %, selon les spécialistes.
Trois personnes ayant voyagé à bord du MV Hondius sont déjà décédées : deux cas ont été confirmés par l'OMS et un troisième est considéré comme probable. Six autres cas confirmés ont également été recensés. Malgré cela, l'OMS estime que le risque épidémique reste faible, le virus étant jugé moins contagieux que le Covid-19.
Quel dispositif sanitaire a été mis en place en France ?
Les cinq croisiéristes français ont été hospitalisés à l'hôpital Bichat - Claude-Bernard et placés dans des chambres à flux d'air contrôlé afin d'éviter toute contamination. Aucune des personnes identifiées en France comme des cas contacts à haut risque pour l'hantavirus ne présente de symptômes, a affirmé Sébastien Lecornu sur X, à l'issue d'une réunion interministérielle.
Le Premier ministre a aussi annoncé que tous les cas contacts, sans exception, seraient mis en quarantaine renforcée en milieu hospitalier et que deux réunions interministérielles sur l'hantavirus auraient lieu désormais chaque jour à Matignon.
Un décret publié au Journal officiel permet désormais d'imposer jusqu'à 42 jours de quarantaine, soit la durée maximale d'incubation du virus. Les autorités ont également identifié 22 cas contacts français ayant croisé une croisiériste néerlandaise infectée, décédée depuis en Afrique du Sud. Huit d'entre eux ont voyagé entre Sainte-Hélène et Johannesburg, quatorze autres sur un vol Johannesburg-Amsterdam. Tous doivent se signaler aux autorités sanitaires et observer une quarantaine dans l'attente d'une évaluation médicale.



