Hantavirus sur un navire de croisière : trois morts, le bateau bloqué au Cap-Vert
Hantavirus : trois morts sur un navire de croisière

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé dimanche trois décès liés à un possible foyer d'infection à hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius, actuellement au large du Cap-Vert. Ce lundi 4 mai, l'opérateur Oceanwide Expeditions a annoncé que les îles de Las Palmas et Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries, sont envisagées comme portes d'entrée pour le débarquement. Le navire, battant pavillon néerlandais, transporte 149 personnes de 23 nationalités.

Mesures strictes à bord

Des mesures de précaution rigoureuses ont été mises en place, incluant l'isolement des personnes présentant des symptômes, des protocoles d'hygiène renforcés et une surveillance médicale constante. L'opérateur précise que l'option de poursuivre la navigation vers Las Palmas ou Tenerife est étudiée pour permettre un débarquement sous contrôle médical. Le navire n'a pas été autorisé à accoster à Praia, la capitale du Cap-Vert, où des équipes médicales sont montées à bord à deux reprises pour évaluer les malades.

Situation sanitaire préoccupante

Selon l'OMS, trois personnes sont mortes, dont un couple de retraités néerlandais, d'après la presse locale. Un quatrième passager, un Britannique, a été évacué vers Johannesburg, en Afrique du Sud, où il se trouve en soins intensifs. L'hantavirus a été confirmé chez ce patient. Deux membres d'équipage présentent des symptômes respiratoires aigus, l'un léger et l'autre sévère, nécessitant des soins urgents.

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Rapatriement vers les Pays-Bas

Les autorités néerlandaises ont accepté de coordonner une opération conjointe pour rapatrier les deux personnes symptomatiques du Cap-Vert vers les Pays-Bas. Ce rapatriement dépend de l'autorisation des autorités cap-verdiennes. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé étudier les possibilités d'évacuation médicale.

Rassurance de l'OMS

Le directeur régional de l'OMS pour l'Europe, Hans Kluge, a estimé que le risque de propagation est faible, précisant que les infections à hantavirus sont rares et ne se transmettent pas facilement entre humains. Il a appelé à ne pas céder à la panique et à ne pas imposer de restrictions de voyage. L'OMS travaille en étroite collaboration avec les États membres et l'opérateur du navire pour évaluer les risques et soutenir les personnes touchées.

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