Le retour dimanche de la première Française contaminée par l’hantavirus et de quatre autres croisiéristes, tous mis à l’isolement dans un hôpital parisien, nourrit de nombreuses interrogations dans une société encore traumatisée par le souvenir du Covid-19. Le patron de l’OMS a averti mardi que de nouveaux cas positifs pourraient être prochainement signalés dans le monde.
Qu’est-ce que l’hantavirus ?
L’hantavirus est un virus transmis par les rongeurs, notamment les rats et les souris. Il peut provoquer deux types de maladies graves : la fièvre hémorragique à syndrome rénal (FHSR) et le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH). Ce dernier est particulièrement mortel, avec un taux de létalité pouvant atteindre 40 %.
Comment se transmet-il ?
La transmission se fait principalement par inhalation d’aérosols issus d’excréments, d’urine ou de salive de rongeurs infectés. La contagion interhumaine est rare, mais possible, ce qui explique les mesures d’isolement strictes appliquées aux patients.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes incluent fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, toux et difficultés respiratoires. Dans les cas graves, une défaillance respiratoire ou rénale peut survenir en quelques jours.
Quelle est la mortalité ?
Selon l’OMS, le taux de mortalité du SPH varie de 30 à 50 %. La FHSR est moins mortelle, avec un taux de 1 à 15 % selon les régions.
Où l’hantavirus est-il présent ?
Le virus est présent sur tous les continents, mais les épidémies surviennent surtout en Amérique, en Asie et en Europe. Les îles Canaries, où le foyer actuel a été détecté, sont une zone à risque.
Quel est le lien avec le navire MV Hondius ?
Le MV Hondius, un navire de croisière, a été placé en quarantaine après la détection d’un foyer d’hantavirus à bord. Les opérations d’évacuation se sont achevées le 11 mai, permettant le rapatriement de plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage.
Combien de cas sont confirmés ?
À ce jour, sept patients de six nationalités différentes sont classés en cas confirmés, et un cas probable a été signalé. Trois personnes sont décédées, dont deux cas confirmés et un probable.
Pourquoi l’OMS s’inquiète-t-elle ?
Le patron de l’OMS a averti que de nouveaux cas pourraient être signalés, en raison de la mobilité des passagers et de la période d’incubation longue du virus. La vigilance est accrue à l’échelle mondiale.
Comment se protéger ?
Les recommandations incluent l’évitement du contact avec les rongeurs, le nettoyage des zones infestées avec des désinfectants, et le port de masques dans les zones à risque. En cas de symptômes après une exposition, une consultation médicale est impérative.
Y a-t-il un traitement ?
Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique approuvé. La prise en charge repose sur des soins de support, notamment l’oxygénothérapie et la dialyse en cas d’insuffisance rénale. La recherche de vaccins est en cours.



