Hantavirus : non à la parano, oui à la piqûre de rappel
Hantavirus : non à la parano, oui à la piqûre

Alors que les cas d'infection par l'hantavirus se multiplient en France, les autorités sanitaires tentent de trouver le juste équilibre entre information et prévention d'une éventuelle psychose. Depuis le début de l'année, une vingtaine de personnes ont été contaminées, principalement dans le nord et l'est du pays. Le virus, transmis par les rongeurs, peut provoquer des syndromes respiratoires sévères.

Une maladie méconnue mais surveillée

L'hantavirus n'est pas une nouveauté pour les épidémiologistes. Présent en Europe depuis des décennies, il circule notamment chez les campagnols roussâtres. La transmission à l'homme se fait par inhalation de particules virales présentes dans les excréments ou l'urine des rongeurs. Les symptômes, similaires à ceux d'une grippe sévère, peuvent évoluer vers une détresse respiratoire.

Le Dr. Sophie Lefèvre, infectiologue au CHU de Lille, explique : "Il ne faut pas céder à la panique. Les cas restent rares et la maladie se soigne bien si elle est prise à temps. L'essentiel est d'éviter tout contact avec les rongeurs et leurs déjections."

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Les gestes à adopter

Pour se protéger, il est recommandé de :

  • Éviter de balayer à sec les zones infestées par les rongeurs. Utiliser plutôt un aspirateur ou humidifier les surfaces.
  • Porter des gants et un masque lors du nettoyage de greniers, caves ou garages.
  • Aérer les pièces fermées avant de les occuper.
  • Ne pas toucher les rongeurs morts sans protection.

Les autorités sanitaires insistent sur l'importance de la déclaration des cas suspects pour mieux suivre l'évolution de l'épidémie. "Chaque cas nous permet d'affiner notre compréhension du virus et d'adapter les mesures de prévention", ajoute le Dr. Lefèvre.

Une vigilance de saison

L'augmentation des cas coïncide avec la fin de l'hiver et le début du printemps, période où les rongeurs sont plus actifs et où les activités humaines en extérieur reprennent. Les randonneurs, forestiers et agriculteurs sont particulièrement exposés.

Pour l'instant, aucun traitement spécifique n'existe, mais la vaccination n'est pas jugée nécessaire par l'OMS. La meilleure arme reste la prévention. "Un peu de bon sens et de vigilance suffisent à réduire considérablement les risques", conclut le Dr. Lefèvre.

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