L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé, lundi 18 mai, que le risque pour la santé publique lié au hantavirus était « faible » à l'échelle mondiale, à la veille de l'arrivée prévue du navire Hondius aux Pays-Bas. Ce navire, qui a connu une épidémie de hantavirus à son bord, suscite des inquiétudes quant à une possible propagation du virus.
Une évaluation prudente de l'OMS
Dans un communiqué, l'OMS précise que « sur la base des informations disponibles, le risque de propagation internationale du hantavirus est considéré comme faible ». L'organisation souligne toutefois que la situation est suivie de près et que des mesures de précaution sont mises en place. Le navire Hondius, battant pavillon néerlandais, a été placé en quarantaine au large des côtes néerlandaises après la détection de plusieurs cas de hantavirus parmi l'équipage.
Les caractéristiques du hantavirus
Le hantavirus est une maladie virale transmise par les rongeurs, notamment par leurs excréments, leur urine ou leur salive. Chez l'humain, elle peut provoquer une fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) ou un syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), selon la souche. La transmission interhumaine est rare, ce qui limite le risque de propagation rapide. L'OMS rappelle que les mesures d'hygiène et de contrôle des rongeurs sont essentielles pour prévenir les infections.
Mesures sanitaires aux Pays-Bas
Les autorités néerlandaises ont mis en place un protocole strict pour gérer l'arrivée du Hondius. L'équipage sera soumis à des tests et à une période d'observation. Les passagers, s'il y en a, seront également évalués. Les équipes médicales sont en alerte pour détecter tout symptôme évocateur. L'OMS collabore avec les autorités sanitaires néerlandaises pour assurer une réponse coordonnée.
Recommandations de l'OMS
L'organisation recommande aux pays de renforcer la surveillance des maladies infectieuses, en particulier dans les ports et les aéroports. Elle insiste sur l'importance de la communication entre les États pour partager les données épidémiologiques. Pour le grand public, l'OMS conseille d'éviter tout contact avec les rongeurs et leurs excréments, et de consulter un médecin en cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête ou douleurs musculaires après une exposition potentielle.
En conclusion, bien que le risque soit jugé faible, la vigilance reste de mise. L'OMS continuera de suivre l'évolution de la situation et d'ajuster ses recommandations si nécessaire.



