Une soirée cauchemardesque à l'Allianz Riviera
Dimanche soir, l'OGC Nice a livré une prestation lamentable face à la lanterne rouge Metz, incapable de marquer le moindre but (0-0). Ce résultat condamne les Aiglons à disputer les barrages de relégation contre Saint-Etienne. La frustration des supporters a explosé : des individus cagoulés ont envahi la pelouse, arraché les panneaux publicitaires et les poteaux de corner, tout en faisant exploser des bombes agricoles. Un but a même été marqué dans une cage vide, scène triste et déplorable qui illustre le naufrage du club.
Une équipe sans âme
Les joueurs, conscients du danger, ont pourtant affiché une fébrilité inquiétante. Incapables de cadrer des tirs faciles (Diop, 12e et 44e), ils ont subi les plus grosses occasions de Metz. Le capitaine Dante, 42 ans, a été le seul à montrer de la détermination, mais ses coéquipiers ont décroché. Des cadres comme Clauss, Diop, Cho, Sanson ou Boudaoui ont déçu, semblant déjà ailleurs. Leur manque d'engagement interroge sur leur avenir.
Les responsabilités en cascade
Le mal est profond. La direction, avec Jean-Pierre Rivère et Ineos, a laissé le club entre les mains de Fabrice Bocquet, et les choix sportifs ont été désastreux. Franck Haise et Florian Maurice sont complices de ce fiasco. L'attaquant Kevin Carlos, acheté 6 millions d'euros, n'a marqué aucun but en Ligue 1 et est entré en jeu pour rien. Claude Puel, arrivé en cours de saison, n'a pas inversé la tendance. Les supporters avaient alerté dès novembre, mais les joueurs ont préféré leur égo.
Des barrages sous tension
Les Verts semblent mieux armés pour ces barrages décisifs. L'invasion du terrain pourrait coûter une fermeture du virage Sud, voire un huis clos, ce qui affaiblirait encore Nice. La saison est un échec cuisant, et le club se dirige vers une relégation méritée en Ligue 2. La double confrontation contre Saint-Etienne, après la finale de Coupe de France, s'annonce comme un chemin de croix.



