Un cas contact d'hantavirus à Bordeaux ?
Il y aurait au moins un cas contact à l'hantavirus hospitalisé en quarantaine au CHU de Bordeaux, selon plusieurs médias. Le service infectiologie de l'hôpital Pellegrin dispose de chambres à pression négative, où l'air filtré ne laisse entrer aucun microbe et n'en laisse sortir aucun, rendant le risque de contamination quasi nul. Le ministère de la Santé confirme depuis ce mercredi 13 mai que l'ensemble des 22 cas contacts français est sous surveillance. Quatre d'entre eux ont été testés négatifs, a indiqué le ministère ce mercredi soir. Ces personnes devront rester en observation au moins quinze jours, peut-être plus, car la période d'incubation peut aller jusqu'à six semaines. Elles se soumettront à des tests PCR réguliers et à une observation rigoureuse. Ces patients sont suivis dans des hôpitaux de Paris, Marseille et Rennes. Qu'en est-il de Bordeaux ? À cette heure, ni le CHU de Bordeaux, ni l'agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, ni la préfecture de Gironde ne confirment la présence d'un cas contact à l'hôpital bordelais. Pas plus qu'elles ne l'infirment d'ailleurs. Bouche cousue.
Communication régionale absente
« Seul le ministère communique, pas de communication au niveau régional », explique l'ARS à « Sud Ouest », quand le CHU et la préfecture bottent en touche. En revanche, Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, bat la campagne, de micro en micro, depuis Paris, pour rassurer la population et contenir une éventuelle psychose, conséquence directe du traumatisme laissé par la crise Covid. Ce mercredi 13 mai au matin, en direct de l'Assemblée nationale où elle était auditionnée au sujet de l'hantavirus, elle a à nouveau insisté sur l'importance d'une communication « transparente » du gouvernement, univoque.
Confinement du bateau : gastro-entérite, pas hantavirus
Mercredi matin, une conférence de presse organisée à la hâte à l'ARS de Bordeaux avec les autorités du port maritime et la préfecture visait à donner tous les éléments « en toute transparence » concernant le confinement du navire de croisière mouillé au port de Bordeaux pour cause d'épidémie de gastro-entérite. Un événement inédit face à une situation finalement assez connue. « Aucun rapport avec l'hantavirus ! Les épidémies sur les bateaux de croisière sont relativement fréquentes », a admis le directeur adjoint du Grand Port maritime de Bordeaux, Renaud Picard. « En revanche, nous sommes dans un contexte d'hantavirus, et il faut couper court aux rumeurs. Les gens se sont questionnés lorsqu'ils ont vu débouler des soignants cagoulés devant le navire. Cela aurait pu faire penser à un hantavirus. » « En effet, a acquiescé Olivier Serre, directeur de cabinet de l'ARS à Bordeaux. Le process est classique, mais pas le fait de le rendre public. Ça, c'est directement lié à la situation sanitaire actuelle. » De la même manière, toutes les autorités présentes lors de la conférence de presse ont reconnu que le ministère voulait garder la main pour une communication homogène.



