La fusion des deux maternités de Sète, annoncée en décembre 2025, sera effective au 1er juillet 2026. La polyclinique Sainte-Thérèse cessera ses accouchements cette semaine, et toutes les naissances du bassin de Thau seront désormais assurées à l'hôpital Saint-Clair. Cependant, des points administratifs restent en suspens, notamment concernant les indemnités de licenciement du personnel.
Un protocole d'accord toujours en attente
Le projet de fusion, motivé par des raisons économiques et une baisse de la natalité, est acté. Pourtant, le protocole d'accord entre l'Agence régionale de santé (ARS) et les deux établissements, qui devait être présenté fin janvier 2026, ne l'est toujours pas cinq mois plus tard. Selon nos informations, un imbroglio persiste pour les personnels concernés.
La polyclinique Sainte-Thérèse emploie trois gynécologues obstétriciens (Docteurs Bergogne, Bousquet et Frantz), un pédiatre (Dr Touati), six sages-femmes et trois auxiliaires puéricultrices. Les trois gynécologues deviendraient salariés à temps partiel de l'hôpital, chacun officiant un jour par semaine. Les trois auxiliaires puéricultrices rejoindraient également les Hôpitaux du bassin de Thau (HBT). En revanche, le pédiatre et une partie des sages-femmes, dont certaines exercent en libéral, ne seraient pas transférés.
Indemnités de licenciement : un point d'achoppement
La mise en place des transferts achoppe particulièrement sur la prise en charge des indemnités de licenciement, chaque personnel ayant des statuts, des temps de travail et des aspirations spécifiques. Une réunion entre l'ARS et les directions de la polyclinique et de l'hôpital devait se tenir la semaine dernière pour tenter de dénouer la situation, mais elle n'a finalement pas eu lieu. À quelques jours de l'échéance, le problème demeure.
Malgré ces difficultés, la fusion se déroulera comme prévu. La maternité de la polyclinique Sainte-Thérèse, de niveau 1, connaîtra ses derniers accouchements cette semaine. L'activité cessera au 1er juillet, avec un transfert sur l'hôpital Saint-Clair.
L'hôpital Saint-Clair prêt à accueillir les naissances
Du côté de l'hôpital Saint-Clair, on s'est préparé à cette échéance. Doté d'une maternité de niveau 2A avec un plateau technique modernisé et un service de néonatologie capable de gérer les bébés prématurés, l'établissement « est dimensionné en termes de locaux et d'infrastructures pour accueillir l'ensemble des naissances du territoire », avait assuré fin 2025 Amandine Papin, directrice des Hôpitaux du bassin de Thau.
Pour la polyclinique Sainte-Thérèse, qui poursuivra ses trois autres grands services (chirurgie, ambulatoire et médecine), c'est un chapitre de plus de 70 ans qui se referme. La maternité avait été fondée par Henri Commeinhes, père de François, avec la création de la Maison de la naissance à la Corniche en 1952, puis le transfert rue du député Salis en 1958, avant l'ouverture de Sainte-Thérèse quai du Mas Coulet le 28 mars 1996.
Une baisse continue de la natalité
La baisse de la natalité sur le bassin de Thau justifie cette fusion. La polyclinique Sainte-Thérèse a comptabilisé 491 naissances en 2023, 471 en 2024 et 470 en 2025. L'hôpital Saint-Clair a enregistré 485 naissances en 2023, 443 en 2024 et moins de 420 en 2025. Au cumul, les deux établissements sont en deçà des 1 000 naissances par an, seuil préconisé par l'ARS pour recommander une fermeture.



