Eswatini : traquer chaque cas de paludisme pour l'éradiquer
Eswatini : traquer chaque cas de paludisme

L'Eswatini intensifie la lutte contre le paludisme

Le petit royaume d'Eswatini, en Afrique australe, redouble d'efforts pour éliminer totalement le paludisme de son territoire. Avec un objectif ambitieux de zéro transmission d'ici 2030, le pays mise sur une stratégie de traque systématique de chaque cas, même le plus bénin.

Une approche de terrain minutieuse

Des équipes d'agents de santé communautaires parcourent les zones rurales et urbaines pour identifier les fièvres, effectuer des tests rapides et traiter immédiatement les cas positifs. Chaque patient est suivi rigoureusement pour éviter toute propagation. Cette méthode, appelée « surveillance réactive », a déjà permis de réduire de 90 % le nombre de cas depuis 2010.

Les agents utilisent des appareils mobiles pour enregistrer les données en temps réel, permettant une réponse rapide des autorités sanitaires. Des pulvérisations intra-domiciliaires sont également menées dans les foyers à risque, et des moustiquaires imprégnées d'insecticide sont distribuées massivement.

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Les défis persistants

Malgré ces progrès, l'Eswatini fait face à des obstacles : le paludisme importé depuis les pays voisins, le Mozambique et l'Afrique du Sud, où la maladie reste endémique. Les mouvements de population, notamment les travailleurs saisonniers, compliquent l'éradication. De plus, la résistance aux insecticides et aux médicaments antipaludiques menace les acquis.

Le gouvernement collabore avec l'Organisation mondiale de la santé et des partenaires internationaux pour renforcer la surveillance aux frontières et adapter les traitements. Des campagnes de sensibilisation encouragent la population à consulter dès les premiers symptômes.

Un espoir pour l'Afrique

Si l'Eswatini réussit, ce serait une première en Afrique subsaharienne, où le paludisme tue encore des centaines de milliers de personnes chaque année. Le pays pourrait servir de modèle pour d'autres nations luttant contre cette maladie. « Nous sommes déterminés à atteindre zéro cas, un pas à la fois », déclare le ministre de la Santé.

L'engagement communautaire est crucial : les chefs locaux et les volontaires jouent un rôle clé dans la mobilisation. Chaque cas détecté et traité rapproche l'Eswatini de son rêve d'un pays sans paludisme.

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