Un cas de dengue autochtone a été détecté à Marseille, marquant le premier cas confirmé dans la région en 2026. Selon l'Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d'Azur, la personne infectée n'a pas voyagé récemment dans une zone où le virus circule, ce qui indique une transmission locale par le moustique tigre.
Détection et enquête épidémiologique
Le cas a été identifié dans le 13e arrondissement de Marseille, a précisé l'ARS dans un communiqué publié ce vendredi. La personne atteinte présente des symptômes bénins et n'a pas nécessité d'hospitalisation. Les autorités sanitaires ont immédiatement lancé une enquête épidémiologique pour déterminer l'origine de la contamination et identifier d'éventuels autres cas.
Des opérations de démoustication ont été programmées dans le quartier concerné afin de limiter la propagation du virus. Ces interventions consistent à traiter les zones de reproduction des moustiques tigres, vecteurs de la dengue, du chikungunya et du Zika.
Un phénomène en augmentation
Ce premier cas autochtone de l'année 2026 intervient dans un contexte de recrudescence des cas de dengue en France métropolitaine. Selon l'ARS, la présence du moustique tigre est désormais établie dans la quasi-totalité du territoire, y compris en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
En 2025, la région avait déjà enregistré plusieurs cas autochtones de dengue, mais aucun n'avait été confirmé à Marseille jusqu'à présent. Les autorités appellent les habitants à adopter des gestes simples pour limiter la prolifération du moustique, comme vider les eaux stagnantes ou utiliser des répulsifs.
Mesures de prévention et recommandations
L'ARS rappelle l'importance de consulter un médecin en cas de symptômes évocateurs (fièvre, douleurs articulaires, maux de tête) et de poursuivre les mesures de protection contre les piqûres de moustiques, notamment pendant les heures d'activité du moustique tigre, tôt le matin et en fin de journée.
Les autorités sanitaires suivent de près l'évolution de la situation et pourraient étendre les opérations de démoustication si nécessaire. Ce cas souligne la nécessité d'une vigilance accrue face à la propagation des maladies vectorielles en milieu urbain.



