Plus de 150 oiseaux morts ont été recensés depuis le début de l'été 2026 dans les marais de Brière, en Loire-Atlantique, en raison d'une épidémie de botulisme. Cette maladie paralysante, causée par une bactérie naturellement présente dans les zones humides, refait surface après l'hécatombe de l'été 2025 qui avait tué près de 5 000 volatiles. Les fortes chaleurs, avec une eau atteignant 35 °C par endroits, favorisent la prolifération de la bactérie.
Des symptômes alarmants
Les premiers signes de l'épidémie ont été détectés par le réseau national de surveillance de la faune sauvage, qui a confirmé plusieurs cas de botulisme. La maladie provoque une paralysie musculaire empêchant les oiseaux de relever la tête, les conduisant souvent à se noyer. « Vu ce qu'on a vécu l'été dernier, les symptômes sont assez troublants… C'est la même situation », alerte Frédéric Richeux, président de l'Union des chasseurs de gibier d'eau de Grande Brière Mottière. Il souligne que la température de l'eau atteint jusqu'à 35 °C dans certains secteurs du marais.
Une situation sous surveillance
Le Parc naturel régional de Brière tempère toutefois l'inquiétude. « À ce stade nous ne sommes pas en situation de crise », assure son président, Éric Provost. « Le risque botulique est élevé mais sans propagation massive à ce jour », précise-t-il. Malgré ces déclarations, les chasseurs, craignant une nouvelle hécatombe, ont saisi le tribunal administratif de Nantes pour réclamer des mesures d'urgence, notamment le relèvement du niveau d'eau du marais. « Notre marais est en train de mourir sous nos yeux, une fois de plus », déplore Frédéric Richeux.
Un contexte de chaleur extrême
La bactérie du botulisme, naturellement présente dans les sédiments des zones humides, se multiplie activement lorsque la température de l'eau dépasse 20 °C. Avec des relevés à 35 °C en Brière, les conditions sont idéales pour une épidémie. En 2025, près de 5 000 oiseaux avaient succombé, un chiffre qui pourrait être dépassé si la canicule persiste. Les autorités locales appellent à la vigilance et recommandent de signaler tout oiseau mort ou présentant des symptômes de paralysie.



