Face à la montée de la triche dopée à l'intelligence artificielle, l'Éducation nationale entend serrer la vis pour le baccalauréat 2026, révèle Le Parisien. Les correcteurs signalent de plus en plus de copies jugées « trop parfaites », qu'ils soupçonnent d'avoir été rédigées avec des outils comme ChatGPT.
Des sanctions renforcées
Jusqu'ici, les fraudeurs risquaient le blâme, la suppression d'une mention ou une interdiction de passer des examens pendant plusieurs années. Mais un décret entré en vigueur en 2026 permet d'aller plus loin. Une procédure disciplinaire peut désormais être engagée a posteriori, après la correction. Et une fraude pourra entraîner l'annulation complète d'une épreuve, voire de toute la session du bac. Les points obtenus pourront également être retirés.
Des chiffres encore modestes
Le nombre de fraudeurs avérés reste encore faible. En 2025, 833 élèves ont fait l'objet de poursuites en commission disciplinaire et 634 ont été sanctionnés. Dans la moitié des cas, pour l'utilisation des nouvelles technologies (smartphones, montres connectées…), l'antisèche dans un quart des situations. Pour 8,5 % des cas, c'est l'IA qui était en cause.
Un défi pour l'institution
Dans les rectorats, la consigne est claire : renforcer la vigilance pendant les épreuves et mieux encadrer l'usage des outils numériques. Un défi pour l'institution, qui cherche encore les moyens fiables de distinguer une copie brillante d'un texte généré par l'IA. Et qui n'a encore que peu de moyens technologiques pour détecter les éventuelles fraudes les jours d'épreuves.



