Arthur Fils, le numéro un français du tennis, a annoncé son forfait pour Roland-Garros 2026, samedi à la veille du début du tournoi. Blessé depuis son entrée en lice au Masters 1000 de Rome début mai, le joueur de 21 ans a expliqué qu'il ne voulait pas prendre les mêmes risques que l'année précédente, lorsqu'il s'était aligné blessé avant d'abandonner avant son troisième tour, ce qui l'avait éloigné des courts pendant huit mois.
Une décision motivée par la prudence
Lors de sa conférence de presse, Arthur Fils a déclaré : « Salut à tous, j’espère que vous allez bien. Pour le dire rapidement, je ne vais pas être en mesure de jouer ici cette année. C’est dommage, bien sûr, j’en suis vraiment désolé. » Il a précisé que la douleur ressentie à Rome persistait et qu'il n'avait pas pu s'entraîner correctement ces deux dernières semaines. « Cette séance d’entraînement aujourd’hui a été la première depuis deux semaines. Je ne veux pas prendre de risques, comme je l’ai fait l’année dernière. Je ne veux pas être stupide », a-t-il ajouté.
Un choix réfléchi pour préserver sa carrière
Interrogé sur le moment où il a pris sa décision, le joueur a expliqué qu'il sentait venir cette issue depuis plusieurs jours. « Si ça fait deux semaines que tu ne t’entraînes pas et si même sans t’entraîner quand tu reprends tu as toujours un peu mal, toujours un peu de douleur, tu réfléchis, tu te dis “Arthur est-ce que tu es prêt à aller plus loin dans ce tournoi, ou est-ce que ton but c’est juste de passer un tour ou deux tours ?” Je connais ma réponse, je sais que mon but c’est d’aller le plus loin possible et aujourd’hui je ne suis pas capable de le faire. Je ne serai pas à 100 %, je suis même pas sûr d’être à 50 % donc je ne peux pas prendre de risques », a-t-il affirmé.
Lors de son entraînement du matin face à Jiri Lehecka, Arthur Fils a montré de belles balles, mais la douleur était toujours présente. « Je ne peux pas tenir ça pendant trois heures. Si au bout de 20 minutes t’as mal, ce n’est pas possible. Si c’était le dernier tournoi de ma vie, de ma carrière, j’aurais pris des anti-inflammatoires, c’est parti. Imagine si j’ai mal au bout de 20 minutes et que je dois rejouer cinq sets et après le lendemain j’ai un jour de repos et je dois rejouer cinq sets, ça ne tiendra jamais », a-t-il expliqué.
Un optimisme mesuré pour la suite
Malgré cette déception, le joueur reste confiant pour l'avenir : « Non ça va, ça va bien, c’est tranquille, j’ai un peu mal, je vais essayer de faire du bon travail pour être prêt à jouer sur gazon. Ce n’est pas un drame. » Interrogé sur l'origine de la douleur, il a précisé qu'elle était apparue pendant la semaine d'entraînement à Rome, sans pouvoir donner plus de détails. « On a essayé d’être prêts pour jouer à Rome, ça n’a pas été le cas, ça n’a pas été possible, et c’est tout ce que je peux te dire », a-t-il conclu.



