Plus de 3000 personnes ont défilé ce vendredi à Montpellier à l'occasion du 1er-Mai, une mobilisation plus forte qu'attendue, liée notamment aux velléités du gouvernement de remettre en cause ce jour férié et chômé symbolique.
Un cortège intersyndical remonté
Derrière une banderole sans équivoque proclamant "Le 1er-Mai, conquête sociale, férié et chômé", un peu plus de 3000 manifestants ont parcouru le trajet entre la place Albert-1er et l'Esplanade. Selon les organisations syndicales, le défilé a même rassemblé près de 4500 personnes, dont une proportion importante de jeunes. "Ce qui montre bien que ce n'est pas une histoire de vieux, un combat d'arrière-garde", a souligné un participant.
"C'est l'effet Attal"
L'expression "C'est l'effet Attal" a été entendue dans le cortège, en référence à la volonté de l'ancien Premier ministre de revoir les modalités de ce jour férié. "Le 1er-Mai, c'est symbolique. C'est d'une imbécillité sans nom. Quant au volontariat, on sait ce que c'est : tu travailles ou tu dégages", a grondé Mario, militant de la CGT. Son secrétaire départemental Serge Ragazzacci a parlé d'un "enfumage" destiné à masquer les "vrais sujets" comme le taux de chômage, le prix des carburants ou la désindustrialisation du pays.
Un rassemblement pluriel
Le cortège montpelliérain a également rassemblé, comme chaque année, des militants pour la paix, pour la cause palestinienne, des Libanais et des Kurdes. Tous partageaient un message politique commun : le refus des idées d'extrême-droite. Cette mobilisation inattendue, en pleine période de vacances et d'un pont de trois jours, témoigne de l'attachement des Français à ce jour symbolique.



