À 37 ans, Salomé Berlioux a aujourd'hui vécu « plus longtemps à Paris qu'à la campagne ». Directrice générale de l'association Rura, elle milite pour sensibiliser aux inégalités territoriales subies par la jeunesse des bourgs et campagnes.
Un parcours marqué par l'exil forcé
En novembre dernier, Salomé Berlioux a reçu les insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite des mains d'Emmanuel Macron. Son regard s'est alors posé sur ses jumeaux de 4 ans, qui déambulaient sous les lambris de l'Élysée. Et elle a pensé : « C'est sûr qu'on n'aura pas la même vie… » Effectivement, les deux petits Parisiens ne seront pas condamnés à « s'arracher » à leur famille et à leur terre natale pour pouvoir s'engager dans des études supérieures. Et ça fait toute la différence.
Salomé Berlioux, qui se définit comme une « transfuge géographique », a été profondément marquée par l'exil forcé qui l'a conduite à quitter, à tout juste 18 ans, la petite ville de l'Allier qui l'a vue naître et grandir. Et par le choc ressenti à son arrivée à Sciences-Po, où « l'aisance sociale et… »
Un combat pour l'égalité des chances
À travers son association Rura, Salomé Berlioux lutte contre les inégalités territoriales qui touchent les jeunes ruraux. Elle dénonce un système qui pénalise ceux qui vivent loin des grandes métropoles, les privant d'accès à l'éducation, à la culture et aux opportunités professionnelles. Son message est clair : « Quand on est rural, on le reste ! » Cette réalité, elle la vit dans sa chair et veut la transformer en moteur de changement.
Son engagement vise à sensibiliser les décideurs politiques et la société civile à ces disparités. Elle espère ainsi créer des ponts entre les territoires et offrir aux jeunes des campagnes les mêmes chances qu'à ceux des villes. Un combat de longue haleine, mais essentiel pour une France plus juste et équitable.



