L'abbé Jean-Marc Lavigne face au déficit de sa paroisse basque
Déficit paroissial : l'abbé Lavigne appelle à la générosité

Un déficit préoccupant pour la paroisse Notre-Dame-du-Chemin-de-Compostelle

Installé depuis dix-huit mois à la tête de la paroisse Notre-Dame-du-Chemin-de-Compostelle, l'abbé Jean-Marc Lavigne doit composer avec un déficit budgétaire de près de 12 000 euros. Cette situation financière difficile touche une paroisse composée de dix communes rurales du Pays basque intérieur, incluant Bardos, Bidache, Came, Biscay, La Bastide-Clairence, Sames, Guiche, Arancou, Bergouey et Viellenave.

Dynamisme pastoral et traditions renouvelées

Après une période d'observation et de contacts, l'abbé Jean-Marc Lavigne imprime désormais sa marque sur cette communauté. En s'appuyant sur son conseil paroissial, le curé a renoué avec les processions et les messes commémoratives, tout en enrichissant l'événementiel local. Une initiative remarquable a été l'organisation d'une spectaculaire exposition de soixante portraits géants de paysans locaux sur la muraille du presbytère de Bardos, rendant un hommage émouvant aux acteurs souvent méconnus de ce territoire rural.

Attentif à évoquer le sort des migrants et se disant davantage soucieux de la force du vivre ensemble que des chiffres, l'homme d'Église reste néanmoins confronté à la dure réalité des comptes. Comme dans de nombreuses régions de France, la pratique religieuse demeure juste stable, avec des baptêmes, mariages et obsèques qui constituent des incontournables, tandis que l'assistance aux messes est très clairsemée. Le catéchisme, quant à lui, reste une tradition bien ancrée dans la communauté.

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Des finances sous tension

Malgré une évolution démographique sensible, les comptes de la paroisse manquent cruellement de tonicité. La campagne nationale du Denier du culte, source essentielle de financement, tarde à démarrer, aggravant la situation. En 2025, Notre-Dame-du-Chemin a accusé un préoccupant déficit, avec des recettes de 100 400 euros face à des dépenses de 112 000 euros.

Les charges immobilières, représentant près de la moitié des frais, justifient la mise en vente de biens situés à Bidache. Côté rentrées, les quêtes et dons ont assuré près de 75 % du volume total recueilli, tandis que la kermesse annuelle des dix clochers, assortie de sa tombola, a contribué à hauteur de 11 %. Les inscriptions aux cours de catéchisme apportent une modeste contribution supplémentaire.

Un appel à la générosité des fidèles

Face à ces défis financiers, l'abbé Jean-Marc Lavigne reste confiant et lance un appel pressant à la générosité des fidèles. Pour faire vivre la paroisse, votre générosité est sollicitée, rappelle-t-il, soulignant l'importance du soutien communautaire pour maintenir les activités pastorales et patrimoniales. Entre dynamisme à Bardos et ventes immobilières à Bidache, l'avenir de cette paroisse rurale dépend largement de la mobilisation de ses membres.

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