Un accord historique pour les victimes d'abus dans le diocèse de Camden
Le diocèse catholique de Camden dans le New Jersey a accepté de verser 180 millions de dollars dans le cadre d'un accord avec plus de 300 victimes de violences sexuelles commises par des prêtres dans les années 1970 et 1980. Cette information a été confirmée directement par les autorités diocésaines mardi.
Un fonds fiduciaire de 180 millions de dollars
Mgr Joseph Williams, évêque de Camden, a précisé que le plan proposé prévoyait la création d'un fonds fiduciaire de 180 millions de dollars, alimenté conjointement par le diocèse et ses assureurs. Cet instrument financier vise spécifiquement à régler les plaintes pour abus sexuels qui ont marqué cette période sombre de l'histoire du diocèse.
Le plan doit encore recevoir l'approbation formelle du tribunal des faillites avant d'être mis en œuvre. Dans sa lettre adressée aux catholiques de son diocèse, Mgr Williams a déclaré : « Ce jour est attendu depuis trop longtemps (par les victimes) et représente une étape cruciale dans la quête de justice, de guérison et de reconnaissance […] qu'ils méritent. »
Reconnaissance officielle et regrets
L'évêque a salué publiquement le courage et la persévérance des victimes, tout en exprimant ses profonds regrets concernant cette affaire qu'il a qualifiée de « trahison dévastatrice de la confiance que vous aviez placée en l'Église ». Cette déclaration marque une reconnaissance officielle des souffrances endurées par les victimes pendant des décennies.
Un précédent accord en 2022
Ce nouvel accord fait suite à un précédent arrangement conclu en 2022, lorsque le diocèse de Camden avait accepté de verser 87,5 millions de dollars d'indemnités pour les allégations d'abus sexuels. Le cabinet d'avocats Lowenstein Sandler, qui représente les victimes, a salué ce nouvel accord complétant le précédent, se déclarant « admiratif devant la force d'âme » des plaignants.
Contexte historique et transparence
Le diocèse s'était déclaré en faillite en 2020 pour gérer les compensations des victimes. Par la suite, il avait rendu publics les noms de 56 prêtres et d'un diacre « accusés de manière crédible d'abus sexuels sur des mineurs », la plupart des faits s'étant déroulés dans les années 1970 et 1980. Cette démarche de transparence avait constitué une étape importante dans le processus de reconnaissance des abus commis.
Les sévices infligés par ces membres du clergé s'étaient déroulés principalement dans les années 1970 et 1980, créant un traumatisme durable pour les victimes qui attendent depuis des décennies une reconnaissance officielle et une compensation appropriée.



