Protection de l'enfance : développer les UASA partout en France
Protection de l'enfance : développer les UASA partout en France

Dans une tribune publiée le 9 juillet 2026, plusieurs professionnels de la protection de l'enfance appellent à développer les unités d'accueil et de soin adapté (UASA) sur l'ensemble du territoire français. Selon eux, ces structures spécialisées sont essentielles pour répondre aux besoins des enfants victimes de maltraitance ou en situation de grande vulnérabilité.

Un constat alarmant sur la prise en charge actuelle

Les signataires de la tribune, parmi lesquels des pédiatres, des psychologues et des travailleurs sociaux, dénoncent les lacunes du système actuel. Ils soulignent que de nombreux enfants ne bénéficient pas d'un accompagnement adapté, faute de structures suffisantes. Selon des chiffres cités dans le texte, près de 300 000 enfants sont suivis par l'aide sociale à l'enfance en France, mais seulement 10 % d'entre eux ont accès à des soins spécialisés.

"Les UASA offrent un cadre sécurisé et des soins pluridisciplinaires, mais elles ne couvrent qu'une partie du territoire, laissant des milliers d'enfants sans solution", explique le Dr. Marie Dupont, pédiatre et co-autrice de la tribune.

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Un modèle de prise en charge innovant

Les UASA sont des unités hospitalières ou médico-sociales qui accueillent des enfants en situation de détresse, qu'elle soit physique, psychologique ou sociale. Elles proposent une approche globale, associant soins médicaux, soutien psychologique et accompagnement éducatif. Leur objectif est de stabiliser l'enfant et de préparer son retour dans un environnement familial ou institutionnel adapté.

"Ces unités permettent d'éviter des hospitalisations longues ou des placements inadaptés, et réduisent les risques de récidive de maltraitance", ajoute le professeur Jean Martin, psychiatre spécialiste de l'enfance.

Des disparités régionales criantes

Actuellement, les UASA sont principalement concentrées dans les grandes métropoles, comme Paris, Lyon ou Marseille. Les régions rurales et les outre-mer sont largement sous-équipées. Les signataires réclament un plan national de déploiement, avec un objectif de 50 nouvelles unités d'ici 2030.

"Il est inacceptable que l'accès à des soins de qualité dépende du lieu de résidence. Chaque enfant mérite une prise en charge digne, quel que soit son département", insiste la tribune.

Un appel aux pouvoirs publics

Les auteurs interpellent le gouvernement et les collectivités territoriales pour qu'ils investissent massivement dans ces structures. Ils estiment le coût d'une UASA à environ 2 millions d'euros par an, mais soulignent que cet investissement est rentable à long terme, car il réduit les dépenses liées aux hospitalisations d'urgence et aux placements coûteux.

"Chaque euro investi dans les UASA permet d'économiser plusieurs euros dans les services d'urgence et la justice", conclut la tribune, citant une étude de l'Observatoire national de la protection de l'enfance.

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