Mort de Lyhanna : les défaillances de la justice mises au jour
Mort de Lyhanna : les failles de la justice révélées

Un drame qui aurait pu être évité

La mort de la petite Lyhanna, 5 ans, battue à mort par sa mère en janvier 2025, a choqué la France. Mais au-delà de l'émotion, c'est le parcours judiciaire chaotique de l'enfant qui interroge. Placée à plusieurs reprises, rendue à sa mère malgré les alertes, Lyhanna est devenue le symbole des failles de la protection de l'enfance.

Des signalements ignorés

Dès 2021, des voisins et des enseignants avaient signalé des maltraitances. Pourtant, la justice n'a pas retiré définitivement l'enfant. En 2023, un juge des enfants avait ordonné un placement, mais la mère a obtenu un droit de visite élargi, puis la garde en 2024. « Les services sociaux étaient débordés, manquaient de moyens », explique un expert.

Une procédure longue et opaque

L'affaire révèle aussi la lenteur des procédures. Entre le premier signalement et le drame, trois ans se sont écoulés. « Chaque étape a été marquée par une sous-estimation du danger », déplore un magistrat. Les juges, manquant de formation spécifique, peinent à évaluer les risques.

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Des réformes promises mais insuffisantes

Le gouvernement a annoncé un plan de 20 mesures pour renforcer la protection de l'enfance : recrutement de 500 éducateurs, création d'un fichier national des décisions de placement, et meilleure coordination entre justice et services sociaux. Mais les associations jugent ces mesures « timides » et réclament une loi-cadre.

Un collectif pour Lyhanna

La famille de Lyhanna a créé un collectif pour porter plainte contre l'État pour « non-assistance à personne en danger ». Une pétition a recueilli plus de 300 000 signatures. « Nous voulons que justice soit faite et que plus aucun enfant ne meure à cause de l'inertie de l'État », déclare son avocat.

Vers une prise de conscience nationale ?

Ce drame s'ajoute à une série d'affaires similaires (Marina, Fiona, etc.). « Il faut une révolution culturelle dans la protection de l'enfance », insiste une psychologue. Le procès de la mère, prévu en 2026, pourrait être l'occasion de mettre en lumière les responsabilités institutionnelles.

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