La ville de Montpellier ouvre, à partir de cette semaine, une concertation en ligne pour recueillir les propositions des habitants avant d'élaborer son plan de prévention des abus sexuels et de maltraitance dans les structures d'accueil des enfants. Cette initiative fait suite à deux affaires d'abus sexuels sur des enfants révélées en juin dernier, impliquant des animateurs périscolaires dans deux écoles différentes de la ville.
Un contexte marqué par des révélations récentes
Les deux cas montpelliérains font écho à de nombreux autres mis au jour à Paris dans des structures équivalentes. Pour y faire face, la municipalité a annoncé sa volonté de mettre en place un "plan d'action garantissant un accueil exemplaire, protecteur et respectueux des droits des enfants et des jeunes". La concertation en ligne, ouverte jusqu'au 25 septembre, permettra à chacun d'apporter "son expérience, son regard et ses idées pour construire des solutions concrètes au service de l'accueil des enfants, des jeunes et de leurs familles", précise la municipalité dans un communiqué.
La ville indique s'être dotée, dès mars, "d'un réseau local de spécialistes et d'experts du dépistage des violences faites aux enfants afin d'accompagner de façon très concrète les parents face à cette problématique". Ce réseau constitue une première réponse opérationnelle avant la finalisation du plan d'actions.
Un calendrier précis jusqu'à la présentation du plan
L'appel à contributions est accessible en ligne sur la plateforme participer.montpellier.fr. La présentation des propositions et de l'avancement du plan d'actions sera réalisée lors des conseils d'écoles avec les partenaires éducatifs à l'automne prochain, entre octobre et novembre. L'ambition de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, et de son adjointe à l'éducation Tasnime Akbaraly est de présenter cette feuille de route en conseil municipal au début de l'année prochaine.
Cette démarche s'inscrit dans une volonté de transparence et de participation citoyenne, alors que la question de la protection de l'enfance est devenue une priorité nationale. Les habitants sont invités à contribuer jusqu'au 25 septembre, et les résultats seront intégrés au plan final qui sera soumis aux élus en début d'année prochaine.



