Une fillette de 10 ans, habitant la Loire, a été victime d'un adulte via la messagerie pour enfants Xooloo. L'homme, localisé dans la région lyonnaise, a été mis en examen pour corruption de mineur et incitation à des actes de nature sexuelle, rapporte Le Progrès ce dimanche.
Des échanges inappropriés découverts par la mère
La mère de famille a découvert fortuitement l'échange inapproprié avant que sa fille ne lui raconte tout. Elle a porté plainte à la gendarmerie d'Andrézieux-Bouthéon en février 2026. L'enfant a reçu des images à caractère sexuel et aurait été incitée à des gestes intimes.
Un homme mis en examen et une enquête en cours
Le suspect, localisé dans la région lyonnaise, a été mis en examen pour « corruption de mineur par une personne mise en contact, sollicitation par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image et incitation à commettre un acte de nature sexuelle par l’intermédiaire d’un moyen de communication électronique », énumère le quotidien régional. L'enquête doit déterminer si d'autres enfants ont été victimes du suspect.
Xooloo reconnaît des limites et réaction de la Haute-commissaire
La messagerie Xooloo affirme avoir fourni aux enquêteurs « l’entièreté des échanges entre le mis en cause et l’enfant » et reconnaît des limites à la sécurisation du site. Sarah El Hairy, Haute-commissaire à l'Enfance, a réagi : « Glaçant. […] Ne détournons pas le regard : les prédateurs savent s’adapter. Ils mentent, usurpent des identités, contournent les dispositifs de sécurité et s’infiltrent là où les enfants sont censés être protégés. Ils dupent. Ils trichent. Ils s’infiltrent. Ils sont partout où il y a des enfants. Et face à eux, nous devons être plus rapides, plus vigilants et plus déterminés. » Elle conclut : « La sécurité numérique des enfants est une priorité absolue. Et la traque des prédateurs doit être totale. »



