Assemblée générale de l'association Le Chemin
Les membres de l'association de prévention spécialisée Le Chemin se sont réunis mercredi 22 avril à la maison de quartier Claudie-Haigneré, à Coulounieix-Chamiers, à l'occasion de leur assemblée générale. Basée à Périgueux, l'association intervient sur l'ensemble de l'agglomération. Cette rencontre a permis de dresser le bilan des actions menées et de présenter les perspectives futures en matière de prévention spécialisée.
Dans le cadre de la protection de l'enfance, Le Chemin agit directement sur le terrain, dans les zones les plus exposées aux risques d'exclusion. La structure déploie des actions collectives destinées aux jeunes âgés de 12 à 25 ans, ainsi qu'à leurs familles, afin de prévenir la marginalisation et de favoriser leur insertion sociale.
Bilan 2025 : 526 jeunes rencontrés
En 2025, l'équipe du Chemin a rencontré 526 jeunes, dont 207 pour la première fois. Les mineurs représentent près de la moitié des personnes accompagnées. Ce chiffre témoigne de l'importance du travail de proximité réalisé par l'association.
Extension à Montpon et Ribérac
Dans le but d'étendre son action, l'association a mené une étude sur quatre localités pour implanter une nouvelle équipe de prévention spécialisée. Avec le soutien du Conseil départemental, les villes de Montpon-Ménestérol et de Ribérac ont été retenues pour expérimenter ce dispositif sur une durée de trois ans. L'objectif est de répondre à un manque de structures dédiées et aux difficultés de mobilité rencontrées par les jeunes au quotidien.
Cri d'alarme sur la santé mentale
« La santé et le bien-être demeurent des axes prioritaires afin de mieux prendre en compte la parole des jeunes », a déclaré Pierre Dejean, le président de l'association. Il a ajouté : « La santé mentale est surreprésentée chez le jeune public. » À titre d'exemple, Ribérac affiche un taux de problèmes de santé chez les jeunes supérieur de 2,5 % à la moyenne nationale.
Autre enjeu identifié : la difficulté à toucher le public féminin. Chez les 16-20 ans, 133 garçons ont été rencontrés au cours des douze derniers mois, contre seulement 39 filles. Un déséquilibre que les équipes tentent progressivement de corriger, malgré quelques accompagnements, notamment dans le domaine médical.



