Mercredi soir, soixante-cinq personnes originaires de dix-huit nationalités différentes ont reçu leur décret de naturalisation lors d'une cérémonie organisée dans le parc de la préfecture du Var, à Toulon. La Marseillaise a été chantée par les nouveaux citoyens, marquant la fin de la cérémonie présidée par Simon Babre, préfet du Var, en présence de Bruno Sudan, adjoint au maire de La Valette-du-Var.
Un parcours d'intégration récompensé
Ces quarante-deux femmes et vingt-trois hommes, âgés de diverses origines (Maroc, Russie, Tunisie, Ukraine, etc.), vivent, étudient et travaillent en France. Ils exercent des métiers variés : gérants d'entreprises, commerçants, médecins, techniciens aéronautiques, soignants hospitaliers, cuisiniers, étudiants en Master, agents d'entretien. Tous ont franchi les étapes administratives prouvant leur maîtrise de la langue française et leur adhésion aux valeurs de la République.
Le préfet Simon Babre a déclaré : « Cette cérémonie vient reconnaître officiellement ce lien profond qui vous unit à la France. Vous devenez des citoyens de la République et, à ce titre, vous embrassez nos valeurs : Liberté, Égalité, Fraternité. Vous allez pouvoir circuler librement, voter, décider de l’avenir de notre pays, de celui de la Communauté européenne. Vous héritez avec la même force de nos devoirs : une civilité sans faille, le respect d’autrui. Vos différences forgent notre unité, votre engagement contribue à la grandeur de la France. »
Témoignages de nouveaux citoyens
Laouira, originaire du Maroc, ancienne institutrice, est arrivée en France en 2011 pour rejoindre son mari. Sa fille Israa, 13 ans, est née en France. La procédure de naturalisation a été lancée en 2020. « Cet honneur, cette fierté, c’est la reconnaissance de notre parcours, de notre travail, de notre vie en France », a-t-elle confié.
Nataliia, née à Mourmansk, a vécu en Biélorussie puis à Kiev avant de rencontrer Pascal en 2019. Arrivée en France en mars 2020, elle a appris le français et obtenu un diplôme d'assistante comptable. Elle travaille comme traductrice pour des associations d'aide aux migrants.
Raaoua, née à Monastir (Tunisie), était technicienne aéronautique. En France, elle s'est formée et exerce comme aide-soignante en clinique psychiatrique. « Je pleure d'émotions, je suis Française à 100 %. Je vais participer pleinement à la vie de mon pays », a-t-elle déclaré.
Karima, née à Mahdia (Tunisie), est arrivée en France à l'âge de dix ans. Elle a appris le français au collège de la Marquisanne et travaille comme vendeuse en boulangerie. « Aujourd'hui, j'existe. Je suis très heureuse », a-t-elle conclu.



