Un accueil de jour essentiel pour les plus démunis
Le centre d’accueil de jour Zuekin, situé dans le quartier Saint-Martin à Biarritz, a connu une année 2025 marquée par une fréquentation élevée. Pas moins de 800 personnes en très grande précarité ont été accueillies, avec un total de 11 000 passages. Daan Van Setten, président de l’association et statisticien de formation, ne peut s’empêcher de chiffrer : 20 % de femmes parmi les bénéficiaires, 3 824 douches utilisées. Mais il insiste : « Le plus important, ce sont les relations humaines qui se nouent ici. »
Un engagement humain au-delà des chiffres
Élisabeth Madranges, secrétaire de l’association, abonde dans ce sens. Elle souligne que les bénéfices d’un tel engagement ne se mesurent pas dans des tableurs. « C’est très enrichissant et si nous continuons de nous impliquer, c’est bien pour cette raison ! » lance-t-elle, tout en lançant un appel aux bonnes volontés pour rejoindre l’équipe de bénévoles. Le centre est ouvert tous les matins sauf le dimanche, et le lundi après-midi pour un public mixte. Les après-midi du mardi et du vendredi sont réservés aux femmes. Les visiteurs peuvent y laver et sécher leur linge, se reposer, ou prendre un petit-déjeuner ou un goûter.
Un partenariat pour l’insertion
L’association Atherbea assure un relais vers l’insertion grâce à ses éducateurs professionnels. Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Biarritz, la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) et la Communauté d’Agglomération sont également partenaires.
La nécessité d’un médiateur pour apaiser les tensions
Fin 2025, Zuekin a traversé une période difficile avec des épisodes de violence de la part d’une personne accueillie, entraînant une fermeture de près de trois semaines. « Nous avons pu rouvrir en recrutant un médiateur. Sa présence a pacifié les lieux », explique Daan Van Setten. Le médiateur fait respecter le règlement intérieur et vérifie que les fauteurs de troubles exclus ne reviennent pas. Une jauge de 30 personnes a été établie, comme pour tout établissement recevant du public.
Un médiateur au parcours inspirant
Christophe Pratviel, responsable, se félicite du recrutement : « La personne qui occupe ce poste a, elle-même, connu la galère de la rue et a pu se réinsérer. Elle parle le même langage, a les mêmes codes. On est au-delà de la médiation, plus dans la pair-aidance. » L’objectif est désormais de pérenniser ce poste. La ville a financé un temps partiel cet hiver, mais des financements à long terme sont nécessaires pour maintenir le service, notamment pendant l’été où le nombre de sans-abri augmente dans la station balnéaire.
Des repas chauds servis comme au restaurant
Deux soirs par semaine, le lundi et le jeudi de 18 heures à 20 h 30, Zuekin propose un repas chaud dans la salle Errecart, quartier Pétricot. Une trentaine de personnes sans domicile fixe sont servies à table, avec entrée, plat et dessert, le tout sur nappes et serviettes. Parfois, ce sont des chefs biarrots qui cuisinent. L’association mobilise 50 bénévoles pour ces deux repas. Daan Van Setten a calculé : « Nous distribuons 1 600 repas sur la saison, de novembre à avril. Nous aimerions élargir la saison de septembre à juin car les bénéficiaires regrettent souvent que nous arrêtions quand les beaux jours reviennent. » Les bénévoles sont les bienvenus. Contact : zuekin.biarritz@gmail.com



