Dans une tribune publiée dans Libération, un collectif de citoyens s'insurge contre la politique menée par Emmanuel Macron à l'égard des plus démunis. Ils dénoncent une « patrie non reconnaissante » qui tourne le dos à ceux qui ont tout donné. Cette prise de position intervient alors que le gouvernement prépare son budget pour 2026, avec des coupes claires dans les aides sociales.
Une tribune qui fait écho à la colère sociale
Le texte, signé par des travailleurs sociaux, des enseignants et des citoyens engagés, pointe du doigt les réformes successives qui ont fragilisé les plus vulnérables. « La France oublie ceux qui la servent », écrivent-ils, en référence aux aides-soignants, aux éboueurs et aux auxiliaires de vie qui ont été en première ligne pendant la crise sanitaire.
Les auteurs rappellent que le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté de 12% depuis 2020, tandis que les associations caritatives constatent une hausse de 20% des demandes d'aide alimentaire. Selon eux, la politique de l'offre menée par le président n'a pas profité aux plus modestes.
Des mesures jugées insuffisantes
Le collectif critique notamment la réforme des retraites, qui pénalise les carrières longues et les métiers pénibles. Ils dénoncent également la suppression de l'ISF, qui a bénéficié aux plus riches, alors que les services publics sont en crise.
« Nous ne reconnaissons plus la France que nous aimons », affirment-ils, en appelant à une « refondation républicaine » qui remette la solidarité au cœur du projet national. Cette tribune intervient alors que le gouvernement prépare une nouvelle loi sur l'immigration, que certains jugent stigmatisante.
Un appel à la mobilisation
Les signataires appellent les citoyens à se mobiliser lors des prochaines échéances électorales et à soutenir les associations qui viennent en aide aux exclus. Ils demandent également au président de « tendre la main » à ceux qui se sentent abandonnés.
Cette tribune rejoint d'autres voix, comme celle de la Fondation Abbé Pierre, qui a récemment alerté sur l'augmentation du mal-logement. Selon un récent sondage, 78% des Français estiment que le gouvernement ne fait pas assez pour les plus démunis.



