Municipales 2026 à Montpellier : les 14 candidats dévoilent leurs stratégies pour le logement
Montpellier 2026 : les propositions logement des 14 candidats

Municipales 2026 à Montpellier : un panorama complet des propositions sur le logement

Dans le cadre de la campagne électorale pour les élections municipales de 2026 à Montpellier, la rédaction a analysé en profondeur les programmes des quatorze candidats engagés au premier tour. Ce comparatif thématique se concentre sur les mesures principales concernant le logement, basées sur les programmes officiels et les déclarations des candidats tout au long de la campagne. Les candidats sont présentés par ordre alphabétique pour une consultation claire et objective.

Les propositions concrètes des candidats

Mohed Altrad propose de doubler le nombre de logements sociaux et d'offrir un accès à la propriété après quinze ans de résidence dans un logement social. Cette mesure vise à stabiliser les familles et à favoriser l'ancrage territorial.

Michaël Delafosse mise sur la création d'une agence du logement dédiée, avec la construction de 4 000 logements pour les classes moyennes et étudiants, ainsi que 1 000 logements étudiants supplémentaires. Il souhaite également développer un prêt à taux zéro pouvant atteindre 10 000 euros pour les primo-accédants, facilitant ainsi l'accès à la propriété.

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Rémi Gaillard adopte une approche écologique radicale avec le zéro artificialisation, prônant la surélévation des immeubles existants, l'occupation des parkings et des friches urbaines. Il insiste sur l'intégration de l'architecture bioclimatique végétalisée dans tous les nouveaux projets et souhaite favoriser le Bail réel solidaire pour une gestion plus durable du parc immobilier.

France Jamet remet en cause l'encadrement des loyers et propose la création de logements intergénérationnels, où une famille et une personne du quatrième âge partageraient le même palier, favorisant ainsi la solidarité et le lien social.

Morgane Lachiver plaide pour la création d'un véritable service public du logement, axé sur la construction de logements sociaux et la réquisition des 13 000 logements vacants pour lutter efficacement contre le sans-abrisme.

Max Muller va plus loin en proposant la réquisition des 13 164 logements vides identifiés, destinés aux 3 000 sans-abri, aux étudiants précaires et aux victimes de violences. Il préconise également un gel des plafonnements stricts des loyers et un grand plan public de rénovation thermique pour améliorer l'efficacité énergétique.

Nathalie Oziol mise sur un guichet unique municipal pour simplifier les démarches, un renforcement des équipes de contrôle de l'habitat indigne et la réquisition des bâtiments durablement vacants. Son objectif est la construction de 30 000 nouveaux logements en six ans, accompagnée d'une garantie municipale des loyers pour sécuriser les locataires.

Isabelle Perrein propose de baisser le prix du neuf de 30 % en collaborant étroitement avec les promoteurs immobiliers. Elle souhaite réhabiliter les logements sociaux existants, y installer des gardiens, et mettre fin à l'étalement urbain en construisant plus haut, tout en préservant les zones d'habitat individuel.

Jean-Louis Roumégas offre l'accession à la propriété après vingt ans en logement social et s'engage à rénover 10 000 passoires thermiques par an. Il prône plus de transparence dans l'attribution des logements, un service sans réparation et une bourse d'échange dans le parc social pour optimiser les ressources.

Philippe Saurel se concentre sur la production de logements sociaux, notamment en accession, et sur la mise en accession des logements existants. Il propose de réduire les charges des logements sociaux actuels et de continuer à créer du logement en priorisant le renouvellement urbain.

Sylvie Trousselier souligne l'urgence avec 36 586 demandeurs de logement social et des familles à la rue, et propose la réquisition des logements vacants comme solution immédiate pour répondre à cette crise.

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Thierry Tsagalos envisage la construction d'un Campus étudiant de 2 000 logements à la périphérie de la ville, avec un objectif à terme de 15 000 logements. Il souhaite également récupérer systématiquement les logements sociaux indûment sous-loués pour en optimiser l'utilisation.

Kadija Zbairi adopte une approche holistique, replaçant l'habitat dans une réflexion plus large sur la qualité urbaine, la fluidité des parcours de vie, la lisibilité des critères, l'équité des arbitrages et la diversité des besoins, sans mesures chiffrées spécifiques mais avec une vision intégrée.

Une diversité d'approches pour un enjeu crucial

Ce panorama révèle la richesse et la variété des propositions des quatorze candidats sur le logement à Montpellier. Des mesures chiffrées ambitieuses côtoient des visions plus conceptuelles, toutes visant à répondre aux défis du logement abordable, de la précarité et du développement urbain durable. Les électeurs disposent ainsi d'éléments concrets pour éclairer leur choix lors des municipales de 2026, dans un contexte où le logement reste une préoccupation majeure pour la population montpelliéraine.