Un projet immobilier de Domofrance à Cocumont génère des tensions locales
Le 15 décembre 2025, lors d'un Conseil municipal, le bailleur social Domofrance a présenté un projet de construction de treize logements sur un terrain privé de la rue des Bouilleurs-de-cru à Cocumont. Ce terrain, d'une superficie d'environ 4 500 m², est destiné à accueillir des habitations mitoyennes avec un étage, reliées par des garages. La municipalité a exprimé un vif intérêt pour cette initiative, y voyant une chance d'augmenter le parc locatif du village et d'attirer une population active relativement jeune, renforçant ainsi l'attractivité du bourg-centre grâce aux services et commerces.
Les riverains se mobilisent contre le projet
Suite à cette annonce, les riverains, mécontents pour diverses raisons, ont lancé une pétition et formé le collectif de Marianne, nom historique du quartier. Le 23 janvier, une délégation a rencontré le maire Jean-Luc Armand et plusieurs élus pour exposer leurs griefs. Parmi les principales préoccupations citées figuraient le manque de communication en amont, la densité excessive des logements sur un site restreint, la hauteur des maisons, la gestion des eaux pluviales et de l'assainissement, l'étroitesse de la rue des Bouilleurs-de-cru, les problèmes de vis-à-vis et la dévalorisation des maisons existantes.
Une réunion publique pour clarifier les positions
Entre-temps, la municipalité a présenté le projet aux habitants lors de la cérémonie des vœux du 16 janvier. Pour permettre à chacun de s'exprimer, une réunion publique a été organisée le lundi 23 février, en présence des représentants de Domofrance, des élus et de la population. Au cours de cette rencontre, les architectes et la directrice du bailleur social ont détaillé le projet avec des dessins en deux et trois dimensions, tandis que Jean-Luc Armand a défendu la position municipale en mettant en avant la dynamique démographique que ce projet pourrait offrir.
Le collectif a largement interrogé les représentants de Domofrance, exprimant son opposition au projet en l'état et arguant que le site n'est pas adapté. En résumé, chaque partie est restée sur ses positions, sans consensus immédiat, laissant planer des incertitudes sur l'avenir de ce projet immobilier controversé.



