Le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne a promis mardi la libération de 300 prisonniers politiques d’ici vendredi, alors que la loi d’amnistie adoptée après la capture de Nicolas Maduro est jugée trop restrictive par de nombreux observateurs.
Une libération progressive sur cinq jours
« Entre hier (lundi) et vendredi, 300 personnes seront remises en liberté, certaines impliquées dans des faits constituant des délits avérés, mais d’autres parce qu’elles sont mineures, âgées de plus de 70 ans ou parce qu’elles souffrent d’une pathologie », a déclaré Jorge Rodriguez lors d’une session parlementaire. Le chef de l’Assemblée a souligné que ce processus allait au-delà de la loi d’amnistie, en accordant des avantages supplémentaires à ces détenus.
Des libérations conditionnelles pour certains
Au moins 16 prisonniers politiques accusés de délits liés à l’industrie pétrolière au Venezuela ont obtenu la liberté conditionnelle mardi, avec une obligation de se présenter tous les 30 jours, selon des sources proches du dossier. Ces libérations ont été possibles grâce à des requêtes adressées à une commission parlementaire créée pour examiner les cas non prévus par la loi, ainsi qu’au Défenseur du peuple, a précisé l’avocate Zimaru Fuentes.
Selon l’ONG Foro Penal, il reste encore quelque 450 prisonniers politiques au Venezuela. Cette annonce intervient dans un contexte de transformation du pays sous la « tutelle » de Donald Trump, trois mois après la capture de Nicolas Maduro par l’armée américaine en janvier.



