Le vice-président des États-Unis, JD Vance, a animé mercredi une conférence de presse à la Maison Blanche, remplaçant la porte-parole Karoline Leavitt, en congé maternité. Cette prestation a été comparée à l'émission de téléréalité The Apprentice, animée par Donald Trump, en raison de son ton léger et de ses plaisanteries.
Un style emprunté à la téléréalité
JD Vance a recyclé une blague de Marco Rubio, le secrétaire d'État, en montrant un plan des sièges pour désigner les journalistes. Il a choisi les intervenants en fonction de la couleur de leurs cravates ou d'accessoires, comme une croix portée par une journaliste de LindellTV. « Je ne connais pas votre nom, mais vous portez une belle croix, alors allez-y », a-t-il lancé.
Des plaisanteries sur le chaos
Comme Marco Rubio, Vance a ironisé sur le « chaos » de la conférence de presse. « Si vous posez deux questions, je ne peux promettre que de répondre à une. En fait, je suis un politicien, donc peut-être que je ne répondrai à aucune », a-t-il déclaré. Ces échanges ont rappelé l'ambiance de The Office, série satirique sur l'absurdité du monde professionnel.
Des sujets sensibles abordés avec prudence
Interrogé sur la guerre en Iran, Vance a assuré qu'il ne s'agissait pas d'une « guerre éternelle » et a soutenu la position de Trump contre l'armement nucléaire iranien. Concernant le fonds d'indemnisation pour les partisans de Trump, il a promis une évaluation « au cas par cas », sans exclure les assaillants du Capitole du 6 janvier 2021.
Fidélité à Trump
Vance a défendu Trump contre les accusations de transactions boursières, affirmant que le président « n'est pas assis dans le Bureau ovale en train d'acheter ou de vendre des actions ». Il a également justifié le soutien de Trump à Ken Paxton, un fidèle empêtré dans des scandales, soulignant que la loyauté est primordiale pour le président.
À 41 ans, JD Vance est considéré comme un favori pour la candidature républicaine en 2028, aux côtés de Marco Rubio. Malgré ses dénégations, son style et sa loyauté envers Trump le placent au cœur des spéculations politiques.



