Nicolas Zepeda condamné à perpétuité en appel pour l'assassinat de Narumi Kurosaki
Zepeda condamné à perpétuité pour meurtre de son ex-petite amie

Condamnation définitive pour un crime passionnel

La justice française a rendu son verdict final dans l'affaire qui a bouleversé Besançon il y a près d'une décennie. Nicolas Zepeda, 35 ans, a été condamné ce jeudi par la cour d'assises du Rhône, siégeant à Lyon, à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat de son ex-petite amie, Narumi Kurosaki. Le président de la cour, Éric Chalbos, a lu un verdict sans appel, établissant que l'accusé avait commis ce crime « par jalousie » et avait ensuite « fait disparaître son corps ».

Les circonstances tragiques du drame

Les faits remontent à la nuit du 4 au 5 décembre 2016, dans la résidence universitaire où vivait la jeune étudiante japonaise à Besançon. Selon les éléments présentés à l'audience, Nicolas Zepeda a tué Narumi Kurosaki dans la chambre 106, probablement « par suffocation, strangulation ou étouffement ». Le magistrat a précisé que l'accusé avait ensuite utilisé la valise de sa victime pour transporter le corps, le faisant « disparaître possiblement dans une forêt ». Aucune trace de la jeune femme n'a jamais été retrouvée depuis cette nuit tragique.

Une peine plus lourde que demandée

La décision de la cour d'assises s'est révélée plus sévère que les réquisitions du parquet. L'avocat général avait en effet demandé, la veille du verdict, une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle. Cette peine de perpétuité dépasse également les sentences prononcées lors des deux procès précédents, annulés par la Cour de cassation pour vice de procédure. Nicolas Zepeda était ainsi jugé pour la troisième fois dans cette affaire, après des condamnations initiales à 28 ans de prison.

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Le maintien de l'innocence face à la conviction judiciaire

Malgré la force des preuves et la conviction « au-delà de tout doute raisonnable » exprimée par la cour, Nicolas Zepeda n'a jamais varié dans sa défense. Extradé du Chili en 2020 et détenu depuis, l'accusé a continuellement clamé son innocence. « Je ne l'ai pas tuée, je l'aimais profondément », a-t-il répété mercredi, à la veille du verdict. Ces déclarations n'ont cependant pas suffi à ébranler la certitude des jurés quant à sa culpabilité dans cet assassinat prémédité.

Cette affaire, qui a traversé les frontières entre la France et le Japon, pays d'origine de la victime, trouve ainsi une conclusion judiciaire après près de dix ans d'enquête et de procédures. La condamnation à perpétuité marque la fin d'un long parcours judiciaire pour un crime qui avait profondément ému l'opinion publique.

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