Nicolas Zepeda condamné en appel à la prison à perpétuité pour l'assassinat de Narumi Kurosaki
La cour d'appel de Besançon a rendu son verdict ce mercredi 26 mars 2026, confirmant la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de Nicolas Zepeda. L'homme, âgé de 35 ans, était jugé pour le meurtre de son ex-petite amie, Narumi Kurosaki, une étudiante japonaise disparue en décembre 2016.
Un crime qui a bouleversé l'opinion publique
L'affaire, qui a défrayé la chronique judiciaire, remonte à plus de neuf ans. Narumi Kurosaki, alors âgée de 21 ans, était une étudiante en échange à l'université de Franche-Comté à Besançon. Sa disparition soudaine avait rapidement alerté les autorités, conduisant à une enquête approfondie. Les investigations ont mis en lumière une relation tumultueuse entre la victime et Nicolas Zepeda, son ancien compagnon.
Les éléments recueillis par la justice ont pointé du doigt un acte prémédité. Selon les procureurs, Zepeda aurait agi par jalousie et par incapacité à accepter la rupture. Le corps de Narumi Kurosaki n'a jamais été retrouvé, ce qui a compliqué les procédures judiciaires mais n'a pas empêché la tenue d'un procès retentissant.
Un verdict attendu après un premier procès
En première instance, Nicolas Zepeda avait déjà été condamné à la prison à perpétuité. La décision de la cour d'appel de Besançon vient donc confirmer cette peine sévère, mettant un terme aux espoirs de l'accusé de voir sa sentence réduite. Les avocats de la défense avaient plaidé pour une réévaluation des preuves, arguant de l'absence de corps et de certaines incertitudes.
Cependant, la cour a estimé que les indices matériels et les témoignages étaient suffisamment accablants pour maintenir la condamnation. Les juges ont souligné la gravité du crime, qualifiant l'acte de particulièrement cruel et prémédité. Cette affaire a également mis en lumière les défis des enquêtes criminelles internationales, impliquant des coopérations entre la France et le Japon.
Réactions et conséquences
La famille de Narumi Kurosaki, présente à l'audience, a exprimé un soulagement mêlé de tristesse. Dans une déclaration, ils ont rappelé la douleur persistante causée par cette perte et ont salué le travail de la justice française. « Cette décision ne ramènera pas Narumi, mais elle apporte un peu de paix », a déclaré un proche.
Pour Nicolas Zepeda, cette condamnation en appel signifie l'échec de sa stratégie judiciaire. Il devra purger sa peine dans une prison française, avec une période de sûreté fixée à 22 ans, ce qui rend toute libération conditionnelle improbable avant de nombreuses années. L'affaire continue de susciter des débats sur la violence conjugale et la protection des victimes dans les relations internationales.
En résumé, le verdict de la cour d'appel de Besançon clôt un chapitre judiciaire long et douloureux, tout en rappelant l'importance d'une justice ferme face aux crimes les plus graves. La mémoire de Narumi Kurosaki reste honorée par cette décision, qui vise à garantir que de tels actes ne restent pas impunis.



