Une patiente accuse un rhumatologue varois de viols sous soumission chimique
Viols sous soumission chimique : plainte contre un rhumatologue

Une patiente dénonce des viols sous soumission chimique par son rhumatologue

Une patiente a porté plainte contre un rhumatologue exerçant dans le golfe de Saint-Tropez, l'accusant de viols sous soumission chimique. Cette affaire met en lumière des allégations graves de violences médicales et soulève des questions sur la réponse institutionnelle à ce type de situations.

Un calvaire judiciaire débuté en 2020

Lucie, installée dans le Var depuis 2018, a confié son histoire à Var Matin. Sa première plainte pour viols sous soumission chimique a été déposée en 2020 contre ce rhumatologue influent de la région. Classée sans suite, cette procédure n'a été que le début d'un long combat judiciaire.

La patiente explique s'être tournée vers ce praticien par manque d'autres options thérapeutiques. Très vite, des doutes sont apparus : "Il m'a diagnostiqué une maladie incurable que je n'avais pas. Les labos sont formels", affirme-t-elle. Dans un état de vulnérabilité dû à ce faux diagnostic et à une dépression, elle a noué une relation avec le médecin à partir de septembre 2019.

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Des violences et un enfant né de rapports non consentis

En 2020, Lucie a accouché d'un enfant qu'elle dit être né de ces rapports non consentis. Le rhumatologue a refusé tout test ADN et toute reconnaissance paternelle. Face à cette situation, elle a persisté dans ses démarches judiciaires.

En 2022, elle s'est constituée partie civile. Le dossier est désormais en instruction au tribunal de Draguignan. Lucie décrit des années de soumission et de viols, ignorant ce qui lui a été administré au cabinet médical. "L'absence de jugement, l'absence totale de consentement", résume-t-elle, évoquant une année de calvaire marquée par des violences répétées.

L'Ordre des médecins saisi, une décision attendue

Outre la plainte pénale, Lucie a saisi l'Ordre des médecins. Le conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes a auditionné le praticien le 14 mars dernier. La sanction, qui pourrait aller du blâme à la radiation, n'a pas encore été prononcée.

Lucie témoigne aujourd'hui publiquement pour alerter sur l'absence de réponse institutionnelle face aux violences médicales et sur les potentielles autres victimes. "Il y a un moment où on dit 'stop'", confie-t-elle, expliquant avoir retrouvé un fragment de lucidité qui l'a poussée à briser le silence.

Cette affaire intervient dans un contexte où les cas de soumission chimique font régulièrement l'objet de débats publics et d'actions législatives, comme en témoignent les récentes interpellations parlementaires sur le sujet.

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