Évasion d'Incarville : deux nouvelles mises en examen dans l'enquête sur l'attaque du fourgon pénitentiaire
Le parquet national anticriminalité organisée a confirmé, ce vendredi, l'implication de deux personnes supplémentaires dans le dossier de l'attaque du fourgon pénitentiaire au péage d'Incarville, dans l'Eure. Cette attaque sanglante, survenue il y a deux ans, avait permis l'évasion du narcotrafiquant Mohamed Amra, surnommé « la Mouche ».
Les détails des mises en examen
Ces deux individus ont été officiellement mis en examen, notamment pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime. Cette information, révélée initialement par RTL, a été confirmée à l'AFP par le parquet national anticriminalité organisée. Parallèlement, deux autres personnes, interpellées mercredi, ont vu leur garde à vue levée, selon les précisions apportées par les autorités judiciaires.
Rappel des faits : une évasion meurtrière
Le 14 mai 2024, Mohamed Amra, âgé de 32 ans, s'est évadé lors d'une attaque violente contre le fourgon pénitentiaire dans lequel il se trouvait, au péage d'Incarville. Cet assaut a coûté la vie à deux agents pénitentiaires et a grièvement blessé trois autres personnes. La cavale du narcotrafiquant a pris fin neuf mois plus tard, le 22 février 2025, à Bucarest, en Roumanie. Après son arrestation, il a été transféré en France, mis en examen à Paris, et incarcéré.
Une enquête d'ampleur
Ce dossier judiciaire implique désormais près d'une cinquantaine de personnes mises en examen. Selon le décompte de l'AFP, ce nombre s'élève à 49 individus, soulignant l'étendue des investigations menées par les autorités françaises pour élucider les circonstances de cette évasion spectaculaire et les réseaux criminels associés.
Les enquêteurs continuent de travailler activement pour identifier tous les acteurs de cette attaque, afin de garantir que justice soit rendue pour les victimes et de prévenir de futurs incidents similaires dans le système pénitentiaire français.



