Dans une tribune publiée par Sud Ouest le 13 mai, Me Rothé de Barruel, avocat de la famille d'Agnès Lassalle, cette professeure assassinée par un élève mineur en 2023 à Saint-Jean-de-Luz, s'exprime sur la condamnation du meurtrier à 15 ans de réclusion. Il déclare : « La justice, c’est permettre de comprendre, d’avancer un peu. » Cette déclaration reflète, sans excès, le soulagement de la famille et son attitude exemplaire.
Une question qui dépasse le cas particulier
Mais l’avocat soulève également une interrogation qui concerne d’autres familles : quel sera le « second jardin » de ce jeune homme après sa peine ? De nombreux parents d’enfants souffrant de troubles psychiatriques savent que ceux-ci peuvent connaître des changements d’humeur soudains, comme cela a peut-être été le cas le 22 février 2023. Comment l’institution judiciaire veillera-t-elle à ce que la santé mentale de ce garçon ne se détériore pas pendant l’exécution de sa peine ?
Un avenir à préserver
Me Rothé de Barruel insiste : ce crime ne doit pas conduire « à une peine qui interdirait tout avenir ». Il s’interroge sur la manière dont ce jeune garçon traversera cette période de la vie « où la conscience reste en formation ». La tribune invite ainsi à une réflexion plus large sur la prise en charge des jeunes détenus atteints de troubles psychiatriques.



