Trafic de SUV volés vers l'Afrique de l'Ouest démantelé dans l'Oise
Trafic de SUV volés vers l'Afrique démantelé dans l'Oise

Un réseau de trafic de véhicules volés démantelé dans l'Oise après cinq mois d'enquête

« C'est une très belle opération qui a nécessité un méticuleux travail d'enquête », a déclaré avec satisfaction la lieutenante-colonelle Anne de Levezou de Vezins. Sous son commandement, les gendarmes de la compagnie de Clermont, dans l'Oise, ont porté un coup d'arrêt significatif à un vaste trafic de véhicules volés, principalement des SUV, qui étaient ensuite exportés illégalement vers l'Afrique de l'Ouest. Cette opération d'envergure, menée le 23 mars dernier, a abouti à l'interpellation de sept individus suspectés d'être impliqués dans ce réseau criminel.

Une enquête minutieuse débutée en octobre

L'affaire remonte à octobre dernier, lorsque les gendarmes de la brigade de recherches ont constaté que plusieurs véhicules volés, tous de type SUV, étaient géolocalisés à Rantigny. Cette commune d'environ 2.500 habitants est située à une trentaine de kilomètres de Compiègne et de Beauvais. Malgré ces indications, les forces de l'ordre ne parvenaient pas initialement à retrouver les voitures disparues.

C'est en examinant attentivement les images captées par les caméras de surveillance installées dans la ville que les enquêteurs ont finalement retrouvé la trace de ces véhicules. Ils étaient en réalité stockés dans un container maritime entreposé sur une parcelle discrète, prêts à être expédiés.

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Le modus operandi du réseau criminel

Le parquet de Beauvais a rapidement ouvert une enquête judiciaire. Les enquêteurs ont alors discrètement surveillé les lieux, ce qui leur a permis de comprendre précisément le fonctionnement de ce réseau organisé. Le processus était bien rodé : des voleurs déposaient les voitures volées à Rantigny, le container était ensuite récupéré par un transporteur qui le convoyait vers un port français, avant d'être expédié vers l'Afrique de l'Ouest.

Après avoir identifié sept suspects, les militaires ont décidé de lancer une opération d'envergure le 23 mars dernier, mobilisant à cette occasion une centaine de gendarmes pour procéder aux interpellations simultanées.

Des preuves accablantes découvertes lors des perquisitions

Les suspects ont immédiatement été placés en garde à vue et leurs domiciles ont été perquisitionnés. Les enquêteurs ont alors mis la main sur des éléments matériels particulièrement révélateurs :

  • Plusieurs dizaines de milliers d'euros en liquide
  • Des devises étrangères
  • Neuf clés de voiture
  • Des téléphones portables
  • Un certificat de cession vierge déjà tamponné
  • Un calculateur de véhicule « qui permet d'ouvrir des véhicules en usurpant la clé d'identification », comme l'a précisé la lieutenante-colonelle de Levezou de Vezins

La suite judiciaire de l'affaire

Quatre des suspects devaient initialement être jugés en comparution immédiate ce jeudi. Cependant, ils ont demandé un délai pour préparer leur défense, ce qui a été accordé par la justice. Dans l'attente de leur procès, deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que les deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire strict. Les trois autres hommes mis en cause dans cette affaire seront quant à eux convoqués ultérieurement par la justice pour répondre des faits qui leur sont reprochés.

Cette opération illustre l'efficacité du travail d'enquête mené par les gendarmes de l'Oise, qui ont su démanteler un réseau criminel organisé dont les activités s'étendaient jusqu'au continent africain.

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