Un multirécidiviste condamné pour vol de voiture à Nîmes
Un quadragénaire toxicomane et schizophrène, déjà connu de la justice avec 28 mentions à son casier judiciaire, a été condamné à 18 mois d'emprisonnement par le tribunal correctionnel de Nîmes. Ce multirécidiviste, dont le discernement est altéré, a comparu le 15 avril 2026 pour plusieurs faits de vol et de cambriolage commis dans la région nîmoise.
Des délits justifiés par un besoin de chaleur
Le 16 février 2026, l'individu a pénétré dans une propriété située impasse des Micocouliers à Nîmes, où il a volé une voiture. Les fils de la victime ont tenté de poursuivre le véhicule, mais l'ont perdu de vue. Lors de son audition, le prévenu a déclaré avoir agi par nécessité : "J'avais besoin de chaleur", expliquant qu'il souhaitait dormir dans la voiture pour se mettre au chaud. Le président du tribunal a cherché à comprendre le lien entre ce besoin et le vol, sans obtenir d'autres éclaircissements.
Le 15 janvier 2026, il avait également tenté de voler un vélo et dégradé la porte d'un garage, avant de prendre la fuite après avoir été surpris par la victime et un client. Un autre vol de voiture et d'un sac lui est également reproché, où il avait pris les clés du véhicule avant d'être interpellé peu après.
Une défense axée sur l'état mental du prévenu
L'avocate du prévenu a plaidé en soulignant son état hagard et son absence de réflexion lors des faits. "Il vole sans réfléchir", a-t-elle affirmé, ajoutant que la seule explication fournie par son client était son besoin de chaleur. Elle a également noté qu'il n'avait opposé aucune résistance lors de son interpellation le 16 février.
Le parquet de Nîmes avait requis deux ans d'emprisonnement, mais le tribunal a finalement prononcé une peine de 18 mois. Le prévenu, qui avait été placé en détention provisoire pendant plusieurs semaines avant l'audience, a exprimé son souhait d'être hospitalisé. Il a été écroué suite à la condamnation.
Ce cas illustre les défis posés par la récidive et les troubles mentaux dans le système judiciaire, avec un individu dont les actes semblent motivés par des besoins primaires plutôt que par une intention criminelle réfléchie.



