Six suspects écroués dans l'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille
Six personnes ont été officiellement mises en examen et écrouées dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Mehdi Kessaci, survenu en novembre 2025 dans la cité phocéenne. Cette décision judiciaire intervient le jour même où Amine Kessaci, frère de la victime et figure connue de la lutte contre le narcotrafic, a été élu quatrième adjoint du maire de Marseille.
Dix interpellations initiales et six mises en examen
La procureure nationale anti-criminalité organisée, Vanessa Perrée, a annoncé samedi dans un communiqué que sur les dix personnes interpellées lundi dans cette affaire, six ont finalement été mises en examen. Les quatre autres suspects ont été remis en liberté à l'issue de leur garde à vue.
Les six individus maintenus en détention, cinq hommes et une femme, font face à des accusations graves :
- Meurtre en bande organisée
- Tentative de meurtre en bande organisée
- Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime
Les cinq hommes ont immédiatement été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. La femme suspecte a quant à elle demandé un délai avant la décision définitive concernant sa détention, mais elle a également été écrouée dans l'attente de cette décision.
Un meurtre qui avait provoqué une onde de choc
Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci, âgé de vingt ans, a été tué de plusieurs balles en plein après-midi à Marseille. Ce qui a particulièrement marqué les esprits, c'est que le jeune homme était totalement étranger au trafic de drogue et inconnu des services de police et de justice.
Sa mort a provoqué une véritable onde de choc dans la communauté, d'autant plus que la famille Kessaci avait déjà été frappée par le drame en 2020. À cette époque, Brahim Kessaci, le grand frère impliqué dans le trafic de stupéfiants, avait été retrouvé mort, son corps carbonisé.
Un contexte familial marqué par l'engagement politique
Les mises en examen de samedi surviennent précisément le jour où Amine Kessaci, autre frère de Mehdi, est devenu quatrième adjoint du maire de Marseille. Cette coïncidence calendaire ajoute une dimension particulière à cette affaire judiciaire.
Amine Kessaci, militant antinarcotrafic de longue date, vit sous protection policière permanente en raison des menaces qui pèsent sur lui. Cette protection s'étend même à la salle du conseil municipal où il exerce désormais ses nouvelles fonctions d'élu local.
L'enquête se poursuit activement pour déterminer les motivations exactes de ce meurtre et identifier d'éventuels autres responsables. Les autorités judiciaires restent mobilisées sur ce dossier sensible qui mêle violence urbaine, trafic de stupéfiants et maintenant engagement politique local.



