Rachida Dati visée par une enquête pour 299.000 euros non déclarés d'Engie
Rachida Dati: enquête sur 299.000 euros non déclarés d'Engie

Rachida Dati dans la tourmente judiciaire pour des honoraires non déclarés

Selon une enquête conjointe de Complément d'enquête et du Nouvel Obs, Rachida Dati aurait perçu près de 299.000 euros d'honoraires non déclarés de la part de GDF Suez (devenu Engie) entre 2010 et 2011. Ces révélations interviennent alors que la ministre fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires pour des faits qu'elle conteste fermement.

Des perquisitions chez Engie et des soupçons étendus

Dans le cadre de cette affaire, des enquêteurs ont procédé jeudi à une perquisition dans les locaux du groupe Engie, comme l'a confirmé le parquet national financier (PNF). Cette opération s'inscrit dans une information judiciaire ouverte en octobre dernier, qui porte sur des soupçons de :

  • Corruption active et passive
  • Trafic d'influence
  • Détournement de fonds publics
  • Blanchiment de capitaux

Le PNF avait initialement ouvert une enquête en 2024 suite à un signalement de Tracfin, l'unité de renseignement financier français. Cette enquête visait à examiner d'éventuels liens d'intérêts entre Rachida Dati et des pays comme l'Azerbaïdjan et le Qatar durant son mandat de députée européenne (2009-2019).

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Des investigations en cours et d'autres affaires en parallèle

Cette affaire n'est pas la seule à préoccuper la ministre. Déjà en décembre 2025, des perquisitions avaient été menées simultanément à son domicile personnel et à sa mairie. Les enquêteurs exploitent actuellement les nombreuses données saisies lors de ces opérations pour faire avancer leurs investigations.

Par ailleurs, Rachida Dati devra également faire face à un procès en septembre prochain dans une autre affaire distincte. Elle est poursuivie pour corruption et trafic d'influence présumés liés à des activités de lobbying illégal au bénéfice de Renault et de son ancien PDG Carlos Ghosn. La ministre dément catégoriquement ces accusations.

Une troisième enquête pour non-déclaration de bijoux

En plus de ces deux dossiers majeurs, l'élue fait l'objet d'une enquête préliminaire distincte concernant des soupçons de non-déclaration de bijoux auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Cette instance veille au respect des obligations déontologiques des personnalités politiques françaises.

L'accumulation de ces procédures judiciaires place Rachida Dati dans une situation délicate, alors qu'elle occupe des fonctions ministérielles importantes. Chaque affaire fait l'objet de démentis fermes de sa part, mais les investigations judiciaires se poursuivent activement avec des moyens conséquents déployés par le parquet national financier.

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