Procès Sarkozy : le parquet général requiert la condamnation de l'ancien président
Procès Sarkozy : le parquet requiert la condamnation

Au deuxième jour des réquisitions dans le procès en appel des soupçons de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007, le parquet général a requis la condamnation de Nicolas Sarkozy pour corruption et financement illégal de campagne. L'ancien président avait été relaxé en première instance sur ces chefs.

Un réquisitoire implacable

Depuis lundi matin, Nicolas Sarkozy écoute, les mâchoires serrées et le regard fixe, l'avocat général dérouler un argumentaire sans concession. Mardi, sa posture n'a pas changé : jambes pliées, menton haut, regard courroucé, ponctué de quelques hochements de tête réprobateurs. Les mots prononcés sont durs, tranchants, assassins.

Le président de la cour d'appel a accordé trois journées aux avocats généraux pour détailler les chefs d'accusation un par un. La conclusion est attendue pour mercredi 13 mai, avec le détail des peines demandées contre les onze prévenus.

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Les accusations retenues

Le parquet général a acquis la conviction que les prévenus ont récupéré des fonds publics libyens. Nicolas Sarkozy est poursuivi pour corruption, financement illégal de campagne électorale, association de malfaiteurs et recel de détournement de fonds publics libyens. En première instance, il avait été relaxé pour les deux premiers chefs, mais condamné pour les deux derniers à un an de prison ferme.

Les avocats généraux ont estimé que les preuves recueillies, notamment les témoignages et les documents saisis, établissent la réalité des faits. Ils ont souligné le rôle central de l'ancien président dans le montage financier.

Les réactions de la défense

La défense de Nicolas Sarkozy a dénoncé un réquisitoire politique et partial. Ses avocats ont plaidé l'absence de preuves tangibles et la fragilité des témoignages. Ils ont également rappelé que la relaxe en première instance avait été prononcée faute d'éléments suffisants. La décision de la cour d'appel est attendue dans les semaines à venir.

Ce procès, suivi de près par l'opinion publique, marque un tournant dans la lutte contre le financement illégal des campagnes électorales en France. Les peines requises pourraient aller jusqu'à plusieurs années d'emprisonnement et des amendes substantielles.

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