Procès du Youtubeur Jeremstar après son intrusion dans les arènes de Nîmes contre la corrida
Procès Jeremstar pour intrusion contre la corrida à Nîmes

Le procès du youtubeur Jeremstar pour intrusion dans les arènes de Nîmes s'ouvre ce jeudi

Le youtubeur Jeremstar, de son vrai nom Jéremy Gisclon, doit comparaître ce jeudi 2 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Il est poursuivi pour avoir sauté dans les arènes lors de la corrida d'ouverture de la feria des Vendanges, le 19 septembre 2025, afin de dénoncer la cruauté de cette pratique.

Une action militante qui a enflammé les réseaux sociaux

Lors de cet événement très médiatisé, Jeremstar a pénétré sur la piste avec une banderole portant l'inscription "F*uck la corrida". Il a été immédiatement plaqué au sol par les vigiles avant d'être expulsé manu militari de l'enceinte. Placé en garde à vue pendant deux jours au commissariat de Nîmes avec d'autres militants, il a reçu le soutien public de l'association de défense animale Peta.

"Si défendre un animal en train d'être poignardé à mort est un délit, alors j'assume", a déclaré Jeremstar dans un communiqué relayé par Peta France. "Rien ne justifie de torturer un taureau sous les applaudissements. Ce que j'ai vu ce soir-là m'a profondément choqué", a-t-il ajouté, qualifiant la corrida de "cruauté sanguinaire" qui n'a plus sa place aujourd'hui.

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Des poursuites pénales et des risques importants

Les investigations ont abouti à des poursuites pour "entrée illégale dans une enceinte sportive troublant le déroulement de la compétition". Deux personnes, dont Jeremstar, sont directement visées, tandis que trois autres prévenus devront répondre de complicité d'intrusion illégale.

Les sanctions encourues sont sévères :

  • Un an d'emprisonnement
  • Une amende de 15 000 euros

La mairie de Nîmes et l'organisateur de la corrida pourraient se constituer parties civiles lors de l'audience prévue à 13h30.

Un débat qui dépasse le cadre judiciaire

Si les juges devront se concentrer sur l'aspect juridique de l'intrusion, le procès ravive le débat passionné entre pro et anti-corrida. Les défenseurs de la tauromachie rappellent qu'il s'agit d'une tradition ininterrompue à Nîmes et contestent les accusations de cruauté. À l'inverse, les associations de protection animale, comme Peta, militent pour l'abolition de cette pratique qu'elles jugent barbare.

L'audience promet donc d'être suivie de près, tant pour ses implications juridiques que pour la portée symbolique de cette action militante dans l'espace public.

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