Procès FN : Marine Le Pen fixée sur son éligibilité pour 2027
Procès FN : Marine Le Pen fixée sur son éligibilité pour 2027

Ce mardi 7 juillet 2026, à 13 h 30, la cour d'appel de Paris rend son arrêt dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national (FN), désormais Rassemblement national (RN). Marine Le Pen, présidente du parti et candidate déclarée à l'élection présidentielle de 2027, saura si elle peut concourir pour la quatrième fois consécutive. Plusieurs scénarios sont possibles, allant de la levée de l'inéligibilité à une peine de bracelet électronique.

Les enjeux de la décision

Marine Le Pen, deux fois finaliste de la présidentielle (2017 et 2022), vise une nouvelle candidature en 2027. Pour cela, sa peine d'inéligibilité de cinq ans, prononcée en première instance le 31 mars 2025, doit être réduite à deux ans, afin qu'elle soit purgée avant le premier tour prévu le 18 avril 2027. Si la cour confirme la peine initiale, elle ne pourra pas se présenter.

Le bracelet électronique comme obstacle

Un autre scénario possible est le port d'un bracelet électronique à la cheville pendant la campagne. Marine Le Pen a annoncé qu'elle renoncerait à se présenter si elle devait porter un tel dispositif. Dans ce cas, Jordan Bardella, président délégué du RN, serait le candidat du parti. Le député du Gard Yoann Gillet, codirecteur de la campagne présidentielle du RN, a déclaré ce lundi à Midi Libre : "Ils sont au contraire totalement alignés, quasi fusionnels, même s'ils ont des personnalités différentes. Le reste, c'est le rêve de nos opposants, on a l'habitude. Nous sommes donc sereins, et on attend la décision en préparant la campagne."

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Les déclarations de Marine Le Pen

Dans un extrait diffusé au journal de 20 h de TF1, Marine Le Pen a déclaré : "Quoi qu'il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées." Elle a également affirmé : "Je n'ai pas peur."

Rappel de l'affaire des assistants parlementaires

Le parti et 25 prévenus, dont Marine Le Pen et le maire de Perpignan Louis Aliot, sont accusés d'avoir "utilisé les enveloppes destinées aux frais d'assistants parlementaires" pour rémunérer "des personnes qui travaillaient en fait pour le parti et ses dirigeants". Les faits couvrent la période 2004-2016. Le préjudice subi par le Parlement européen est évalué à 3,2 millions d'euros.

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