Périgueux : un an de prison ferme pour une agression sexuelle sur une jeune femme endormie
Prison ferme pour agression sexuelle sur femme endormie à Périgueux

Condamnation sévère à Périgueux pour une agression sexuelle nocturne

Un homme de 25 ans originaire du Périgord a été condamné, lundi 16 février, à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Périgueux. Les faits remontent à une soirée d'été 2024 à Mareuil-en-Périgord, où il a agressé sexuellement la petite amie endormie de son copain d'enfance. La présidente du tribunal a vivement réprimandé l'accusé en déclarant : « Vous avez utilisé cette jeune femme comme un objet sexuel sans tenir compte de sa personne ». Le prévenu a murmuré en réponse : « Je ne suis pas comme ça », mais la magistrate a insisté sur la vulnérabilité de la victime : « Elle dort, elle doit être en sécurité. Quand on dort, on est abandonné, on ne peut plus se défendre ».

Une soirée qui tourne au cauchemar

Lors de cette fête d'anniversaire, une dizaine d'invités étaient répartis entre le bâtiment principal et un gîte attenant. La victime, petite amie de l'hôte, s'était couchée plus tôt que les autres. Plus tard dans la nuit, en plein sommeil, elle s'est réveillée en sentant une personne lui pratiquer un cunnilingus et lui toucher la poitrine. Horrifiée, elle a réalisé qu'il s'agissait d'un autre participant de la soirée, fortement alcoolisé. Initialement, les faits décrits relevaient du viol, mais ils ont été requalifiés et correctionnalisés à l'audience avec l'accord de toutes les parties, permettant ainsi au prévenu d'éviter la cour d'assises.

Des aveux tardifs et des preuves ADN accablantes

Le jeune homme, sans casier judiciaire, a d'abord nié les faits pendant une longue période, affirmant avoir voulu « faire une blague » à son ami en se mettant dans le lit avec sa petite amie sans la toucher. Cependant, son ADN a été retrouvé dans la culotte de la victime, ce qui l'a contraint à reconnaître les agressions. Interrogé par le procureur Mathieu Manessier, il a admis qu'il ne « pense pas » qu'il aurait avoué sans cette preuve ADN. Le ministère public a souligné une certaine « déresponsabilisation » de l'accusé, qui semblait avoir du mal à prendre conscience de la gravité de ses actes. Son avocat, Me Réda Hammouche, a défendu son client en le décrivant comme « un jeune homme terrorisé » mais « pas un prédateur ni quelqu'un de dangereux ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L'impact dévastateur sur la victime

Le passage de la victime à la barre a marqué un tournant dans l'attitude du prévenu. La jeune femme a exprimé sa colère et son dégoût envers l'agresseur, mais aussi envers elle-même depuis les événements. Elle a témoigné : « J'ai des difficultés dans mon intimité, mon rapport à mon corps. J'ai du mal à me supporter et à me regarder dans la glace ». Elle a également évoqué le procès Pelicot, largement médiatisé, qui a constitué une épreuve supplémentaire pour elle. Depuis les faits, elle souffre de crises d'angoisse, d'insomnies et de dépression, déclarant : « Je me sens salie, violée. Il m'a touché sans mon consentement ».

Une peine assortie de mesures strictes

Le jeune homme a été condamné à quatre ans de prison, dont trois avec sursis probatoire, conformément aux réquisitions. Il lui est désormais interdit d'entrer en contact avec la victime. De plus, il devra suivre des soins et sera convoqué prochainement pour déterminer les modalités d'aménagement de sa peine. Cette décision judiciaire vise à sanctionner sévèrement l'acte tout en favorisant la réinsertion du condamné, dans un contexte où les agressions sexuelles font l'objet d'une attention accrue de la part des tribunaux.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale