C'est l'autre « pouletgate » qui fait caqueter la Seine-Saint-Denis. Ce jeudi à la cour d'appel de Paris était jugée une affaire de diffamation et de gallinacés : des morceaux de poulet et quelques billets auraient été offerts en échange de votes en faveur d'un candidat aux dernières élections municipales à La Courneuve.
Des accusations de distribution de colis alimentaires
Le 23 février, en pleine campagne, le député Aly Diouara (LFI) accusait via un communiqué l'équipe de son principal adversaire à gauche, Oumarou Doucouré (PS), d'avoir, trois jours plus tôt, « organisé la distribution de colis alimentaires en échange de soutiens électoraux ». Selon lui, l'entourage d'Oumarou Doucouré et de Stéphane Troussel (PS) aurait distribué de l'argent et de la nourriture à des membres de la communauté comorienne en échange de leurs voix.
Un premier jugement pour diffamation
Condamné en première instance pour diffamation, Aly Diouara, député et maire de La Courneuve, avait fait appel. Le second procès s'est tenu ce jeudi. Devant la cour, il a maintenu ses accusations, estimant qu'il s'agissait d'un acte de corruption électorale. Ses avocats ont plaidé la bonne foi et l'intérêt général, tandis que la partie adverse a dénoncé des allégations mensongères et une tentative de nuire à la réputation des socialistes.
Une affaire qui divise la ville
Ce « pouletgate » a provoqué des remous dans la commune de Seine-Saint-Denis. Les habitants sont partagés entre ceux qui croient en la sincérité du maire et ceux qui dénoncent une instrumentalisation politique. La décision de la cour d'appel est attendue dans les prochaines semaines.



