Plaque militaire d'un poilu héraultais retrouvée et remise à ses descendants
Plaque militaire d'un poilu héraultais retrouvée

C’était touchant et émouvant quand on l’a reçue : la plaque militaire d’un poilu héraultais a été retrouvée, puis envoyée à ses descendants. En octobre dernier, une famille basée à Menton (Alpes-Maritimes) a eu l’incroyable surprise de recevoir la plaque d’identification militaire d’un ancêtre originaire de Lunas, dans l’Hérault, ayant combattu pendant la Première guerre mondiale, dont l’armistice est commémoré ce mardi 11 novembre.

Quand son fils s’est inscrit sur le site de généalogie Geneanet, il ne pensait sans doute pas, un jour, recevoir la plaque militaire d’un de ses aïeuls. « Quand ma maman est décédée, il y a deux ans, il a voulu en savoir plus sur notre famille », explique Claudine Andant, maman de Téo, athlète de haut niveau qui a été champion de France du 400 m et médaillé d’argent aux Mondiaux sur le relais 4 x 400. « Une dame l’a contacté sur ce site, début octobre, pour lui dire qu’elle avait en sa possession la plaque militaire d’un poilu et qu’il appartenait à notre famille. »

Cette dame, Annie Mandrin, est membre de l’association « La Main de Massiges » qui œuvre pour la mémoire et l’identification des militaires ayant combattu lors de la Première guerre mondiale. C’est à Courtémont, un village de la Marne en arrière du front, que cette plaque a été trouvée. Selon cette férue d’histoire, cette plaque appartenait à Georges-Louis Rivière, né à Lunas en mai 1890, et mobilisé dès août 1914. En octobre 1915, une bronchite chronique l’éloigne des combats jusqu’en mai 1916, avant qu’il ne soit blessé par balle à la jambe gauche en octobre. L’Héraultais fait ensuite partie des chanceux qui ont survécu à la boucherie de 1914-1918 et finira sa vie à Lunas, où il sera cantonnier.

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« On découvre des pans de son histoire familiale qu’on ne connaissait pas »

Claudine connaît-elle Lunas ? « Oui oui, ma grand-mère était de Lunas, répond-elle. Mais c’est quand même assez intrigant, parce qu’on découvre des pans de son histoire familiale qu’on ne connaissait pas. » Des origines familiales inconnues jusqu’à ce message d’Annie Mandrin, qui a réussi à envoyer la plaque militaire de Georges-Louis Rivière à ses descendants, il y a quelques jours. « C’était touchant et émouvant quand on l’a reçue, avoue Claudine Andant. Même si on n’a pas connu la personne et qu’on n’a jamais entendu parler d’elle, ça fait toujours quelque chose. Mon fils était aussi très content de l’apprendre, de se replonger dans notre histoire. C’est toujours bien de savoir d’où l’on vient. C’est aussi une fierté d’avoir un ancêtre qui a combattu pendant la guerre. »

Un souvenir qui restera dans la famille aux racines héraultaises. « Je pense que je vais l’offrir à un de mes cousins, qui adore tout ça », explique Claudine. Cette dernière viendra sans doute une fois à Lunas, pour déposer une fleur au monument aux morts, afin de rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie dans ce charnier. Et aussi à son arrière-grand-oncle, parti du fin fond de l’Hérault pour défendre la France.

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