Un élu du Gard visé par des injures homophobes après son élection
Christophe Serre, premier vice-président du département du Gard et maire de Saint-Paulet-de-Caisson, a été élu président de l'agglomération du Gard rhodanien le mardi 7 avril avec une large majorité. Peu après cette victoire, il a été la cible de commentaires homophobes sur les réseaux sociaux, une attaque qu'il qualifie de "bêtise humaine" et qui l'a poussé à déposer plainte.
Une réaction ferme face à la haine en ligne
Découvrant ces injures jeudi soir sur sa tablette, Christophe Serre a été alerté par des proches. Conseillé par le secrétaire général de la préfecture, il a porté plainte ce vendredi 10 avril. "Je vais voir si l'agglomération peut aussi porter plainte car ces propos la mettent aussi en cause", a-t-il déclaré, soulignant que la justice devra s'exprimer. Il suit ainsi l'exemple de Patrick Malavieille, vice-président du conseil départemental du Gard, qui avait obtenu une condamnation en octobre 2025 après une affaire similaire.
Un premier recours à la justice en trente ans de mandat
Christophe Serre affirme que c'est la première fois en trois décennies de vie politique qu'il subit de telles insultes sur les réseaux sociaux, bien qu'il ait déjà été insulté dans un commerce par le passé. "Des gens se lâchent sur les réseaux sociaux en toute impunité", déplore-t-il, exprimant sa colère et sa blessure face à cette pauvreté intellectuelle qui, selon lui, fait régresser la société.
Un message de soutien et de vigilance
Malgré l'épreuve, l'élu a reçu de nombreux messages de soutien de la part de maires et d'élus, y compris de ceux qui ne l'ont pas voté. Il ne connaît pas les auteurs des messages homophobes, mais a conservé des captures d'écran, qu'il a partagées sur sa page Facebook. Il a également alerté sur des commentaires misogynes, soulignant que les élus sont de plus en plus souvent ciblés par des propos violents.
Christophe Serre reste déterminé à être jugé sur ses actions durant son mandat de sept ans, qu'il a annoncé être unique. "Je suis pour le débat d'idées, mais dans la mesure", insiste-t-il, ajoutant avec humour : "Et si ça peut rassurer les homophobes, je serai toujours homo dans sept ans !" Cette affaire met en lumière les défis croissants de la modération en ligne et de la protection des personnalités publiques contre la haine numérique.



