Cash Investigation visé par une plainte pour non-dénonciation de violences sur enfants
Plainte contre Cash Investigation pour non-dénonciation de violences

Cash Investigation visé par une plainte pour non-dénonciation de violences sur enfants

Une plainte a été officiellement déposée mardi au parquet de Paris contre l'équipe de l'émission Cash Investigation pour non-dénonciation de mauvais traitements sur des enfants. Les avocats d'une famille concernée accusent l'équipe de production d'avoir dissimulé des preuves de violences graves pendant plusieurs mois.

Des images choc filmées en caméra cachée

Au printemps 2025, des images de violences physiques, psychologiques et d'une agression sexuelle ont été filmées en caméra cachée dans une école maternelle parisienne. Ces scènes impliquaient des enfants âgés de seulement trois à cinq ans. Pourtant, malgré la gravité des faits capturés, aucun signalement n'a été effectué pendant neuf mois.

Ce n'est qu'en prime time sur France 2, lors de la diffusion du reportage, que ces images ont été révélées au public. « Avoir dissimulé ces faits est un délit, d'autant plus grave qu'un signalement aurait permis de protéger les enfants », ont déclaré les avocats de la famille.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L'équipe de Cash Investigation directement visée

La plainte déposée vise plusieurs acteurs clés de la production :

  • La société de production Premières Lignes Télévision
  • La présentatrice Élise Lucet
  • La réalisatrice Claire Tesson
  • Les producteurs Luc Hermann et Paul Moreira
  • La journaliste ayant tourné les images

Les avocats affirment que « l'équipe de Cash Investigation a entendu faire du divertissement sur fond de violences commises sur des mineurs de trois à cinq ans, en réservant l'exclusivité des révélations à la diffusion de son émission ». À ce stade, France Télévisions n'a pas réagi à ces accusations graves.

Un scandale systémique dans les écoles parisiennes

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de violences dans les établissements scolaires parisiens. Depuis le début de l'année 2026, des mesures importantes ont été prises :

  1. 78 agents périscolaires ont été suspendus dans les écoles parisiennes
  2. 31 de ces suspensions concernent des suspicions de violences sexuelles

Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a lui-même reconnu le caractère « systémique » des violences dans les écoles de la capitale. Il a déclaré comprendre la « colère légitime » des familles concernées par ces drames.

Cette plainte contre l'équipe de Cash Investigation pose des questions éthiques fondamentales sur le rôle des médias dans la protection de l'enfance et les limites du journalisme d'investigation face à des situations d'urgence impliquant des mineurs en danger.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale