Un patron reconnu coupable de harcèlement moral à La Rochelle
Le tribunal de La Rochelle a rendu son verdict ce jeudi 26 mars, condamnant un chef d'entreprise de 62 ans pour harcèlement moral. L'affaire, jugée le 26 février, concernait des faits survenus en 2022 dans une boutique de macrophotographies des iris oculaires, située rue des Merciers et désormais fermée.
Des accusations graves portées par une ancienne employée
Une jeune femme, ancienne salariée de l'établissement, a décrit à la barre des scènes de colère, de rage, de mépris et d'humiliation de la part de son supérieur, Yves Pleindoux. Elle a évoqué des « cadences infernales » qui l'ont conduite à un arrêt de travail, avant de quitter définitivement l'entreprise après seulement trois mois d'emploi. Encore très émue lors de l'audience, elle a affirmé avoir vécu un véritable enfer pendant cette période.
La défense du patron mise en échec
Yves Pleindoux, ancien cadre chez Quick France et ex-patron d'une franchise Hard Rock Café à Marseille, avait vigoureusement défendu son parcours professionnel. Il avait présenté son CV comme preuve de son professionnalisme, soulignant « trente ans d'entrepreneuriat et la gestion de centaines d'employés sans jamais avoir eu de problème ». Cependant, le tribunal n'a pas été convaincu par ces arguments.
Une peine sévère pour le sexagénaire
La décision judiciaire, rendue un mois après le procès, entache durablement la carrière de l'entrepreneur. Les sanctions prononcées incluent :
- Six mois de prison avec sursis
- Une amende de 2 000 euros
- Le versement d'une provision de 2 000 euros à la victime, en attendant l'audience sur les intérêts civils
Yves Pleindoux dispose désormais d'un délai de dix jours pour faire appel de cette condamnation, qui marque un tournant dans cette affaire de harcèlement moral au sein du monde professionnel.



