La justice administrative valide les interdictions de manifestations
Le tribunal administratif de Paris a confirmé, ce vendredi 8 mai 2026, l'interdiction de la manifestation néofasciste prévue par le Comité du 9 mai, ainsi que celle de la contre-manifestation antifasciste organisée en riposte. Les deux rassemblements devaient se tenir dans les rues de la capitale ce samedi.
Dans son ordonnance, le juge des référés a estimé que les rassemblements présentaient un risque sérieux de troubles à l'ordre public, justifiant les arrêtés préfectoraux pris en ce sens. Le tribunal a souligné le contexte de tensions politiques et la présence d'éléments radicaux des deux côtés.
Les motifs de la décision
Le juge a relevé que la manifestation du Comité du 9 mai, regroupant des mouvements d'extrême droite, avait déjà donné lieu à des violences par le passé. De même, la contre-manifestation antifasciste, bien que se présentant comme pacifique, risquait d'attirer des individus déterminés à en découdre.
Les autorités préfectorales avaient justifié leurs interdictions par la nécessité de préserver l'ordre public et d'éviter des affrontements. Les organisateurs des deux camps avaient saisi la justice pour contester ces décisions.
Réactions des parties
Les organisateurs de la manifestation néofasciste ont dénoncé une atteinte à la liberté de réunion et d'expression. De leur côté, les antifascistes ont critiqué une interdiction qui, selon eux, favorise l'impunité des groupes d'extrême droite. Les avocats des deux parties n'ont pas encore annoncé s'ils comptaient se pourvoir en cassation.
Cette décision intervient dans un climat politique tendu, alors que des rassemblements similaires ont eu lieu dans d'autres villes européennes. Le préfet de police de Paris a salué une décision qui permet de maintenir la sérénité dans la capitale.
Un précédent juridique
Cette affaire s'inscrit dans une série de contentieux autour des manifestations politiques. Les juges administratifs sont régulièrement saisis pour trancher entre la liberté de manifester et les impératifs de sécurité. En l'espèce, le tribunal a estimé que les risques de troubles étaient suffisamment caractérisés pour justifier les interdictions.
Les forces de l'ordre restent mobilisées pour prévenir tout rassemblement non autorisé ce samedi. La préfecture a appelé à la responsabilité de tous pour éviter des débordements.



